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Vingt-huitième semaine du temps ordinaire

Répondre à l’Évangile

Vingt-huitième dimanche du temps ordinaire (année A)

« Certains ne tinrent pas compte de l’invitation et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à ses affaires. Les autres se saisirent de ses serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. » Matthieu 22:5-6

Ce passage est tiré de la parabole du festin de noces. Il révèle deux réactions regrettables à l’Évangile. D’abord, il y a ceux qui ignorent l’invitation. Ensuite, il y a ceux qui répondent à l’annonce de l’Évangile par l’hostilité.

Si vous vous engagez à annoncer l’Évangile et que vous avez consacré toute votre âme à cette mission, vous rencontrerez très probablement ces deux réactions. Le Roi est une image de Dieu, et nous sommes appelés à être Ses messagers. Nous sommes envoyés par le Père pour aller rassembler les autres au festin de noces. C’est une mission glorieuse, car nous avons le privilège d’inviter les personnes à entrer dans la joie et le bonheur éternels ! Mais au lieu d’accueillir cette invitation avec un grand enthousiasme, beaucoup de ceux que nous rencontrons resteront indifférents et poursuivront leur journée sans s’intéresser à ce que nous partageons avec eux. D’autres, surtout lorsqu’il s’agit de divers enseignements moraux de l’Évangile, réagiront avec hostilité.

Le rejet de l’Évangile, qu’il prenne la forme de l’indifférentisme ou d’un refus plus hostile, est un acte d’une incroyable irrationalité. La vérité, c’est que le message de l’Évangile, qui est en définitive une invitation à prendre part au festin des noces de Dieu, est une invitation à recevoir la plénitude de la vie. C’est une invitation à partager la vie même de Dieu. Quel don ! Pourtant, certains n’acceptent pas ce don de Dieu, car il implique un abandon total, en toutes choses, à la pensée et à la volonté de Dieu. Il exige humilité et honnêteté, conversion et vie désintéressée.

Méditez aujourd’hui sur deux points. D’abord, réfléchissez à votre propre réaction à l’Évangile. Accueillez-vous tout ce que Dieu vous dit avec une entière ouverture et avec zèle ? Ensuite, réfléchissez aux manières dont Dieu vous appelle à porter Son message au monde. Engagez-vous à le faire avec un grand zèle, quelle que soit la réaction des autres. Si vous assumez ces deux responsabilités, vous aurez, avec beaucoup d’autres, la grâce de prendre part au festin des noces du Grand Roi.

Seigneur, je Te donne toute ma vie. Puissé-je toujours être ouvert à Toi en toute chose, en cherchant à recevoir chaque parole qui vient de Ton cœur miséricordieux. Puissé-je aussi chercher à Te servir d’instrument pour porter l’invitation de Ta miséricorde à un monde qui en a besoin. Jésus, j’ai confiance en Toi.


Au-delà des bonnes intentions

Vingt-huitième dimanche du temps ordinaire (année B)

Comme Jésus se mettait en route, un homme accourut, s’agenouilla devant lui et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour recevoir en héritage la vie éternelle ? » Marc 10:17

Ce récit commence sous des auspices plutôt favorables. Voici un jeune homme assez riche qui vient à Jésus avec une question enracinée dans la foi. En demandant à Jésus ce qu’il doit faire pour recevoir en héritage la vie éternelle, cet homme croyait très probablement que Jésus avait la réponse. Et, dans son enthousiasme, il souhaitait que Jésus le guide.

Jésus lui dit qu’il doit garder les commandements, ce à quoi le jeune homme répond qu’il les observe depuis sa jeunesse. Mais Jésus dit alors quelque chose que ce jeune homme ne s’attendait absolument pas à Lui entendre dire. Il lui dit : « Une seule chose te manque. Va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Aïe ! Cela a dû toucher au vif le cœur de ce jeune homme riche. Le passage poursuit en précisant que ce jeune homme s’en alla tout triste à cause de ce que Jésus avait dit.

Le jeune homme était animé de bonnes intentions au départ, c’est évident. Mais les bonnes intentions ne suffisent pas. Suivre Jésus et obtenir la vie éternelle exige un engagement radical qui embrasse tous les aspects de notre vie. Il ne suffit pas de dire à Jésus que nous garderons les commandements, mais que nous nous en tiendrons là. Certes, cela peut nous permettre d’entrer au Purgatoire, mais ce que nous devrions désirer, c’est le Ciel ! Alors, comment parvenir au Ciel ?

Nous ne parvenons au Ciel que par une vie de perfection. Oui, c’est vrai. Si nous voulons aller au Ciel, nous devons, en définitive, devenir parfaits en tout. Tout attachement aux choses de ce monde doit disparaître et tout péché doit être vaincu. Nos bonnes intentions doivent se transformer en un don radical et total de nous-mêmes à Jésus, en Le cherchant, Lui et Lui seul.

Le jeune homme riche s’en alla tout triste parce qu’il n’avait pas compris que l’invitation de Jésus à tout donner était en réalité un acte d’amour. Il ne comprenait pas qu’il trouverait le bonheur dans cet engagement radical à suivre le Christ.

Méditez aujourd’hui sur l’appel radical de Jésus dans votre vie. Il veut chaque aspect de votre vie. Vous avez peut-être la bonne intention de vous efforcer d’être bon, mais êtes-vous prêt à aller jusqu’au bout en suivant le Christ pleinement et sans réserve ?

Seigneur, je T’aime et je veux T’aimer davantage. Je veux T’aimer de tout mon être. Aide-moi à comprendre que Te suivre exige un don radical et complet de moi-même à Toi. Que je sois prêt et disposé à renoncer à tout attachement dans ma vie qui m’empêche de Te suivre. Jésus, j’ai confiance en Toi.


Le baume guérisseur d’un cœur reconnaissant

Vingt-huitième dimanche du temps ordinaire (année C)

« Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Où sont les neuf autres ? Il ne s’est trouvé que cet étranger pour revenir rendre grâce à Dieu ? » Luc 17:17-18

Ces paroles ont été prononcées par Jésus après qu’Il eut guéri dix lépreux et qu’un seul d’entre eux, un étranger, fut revenu auprès de Lui pour Le remercier. Tous les dix furent guéris physiquement de leur lèpre, mais un seul reçut une guérison bien plus profonde. Lorsqu’il revint vers Jésus avec un cœur reconnaissant, Jésus dit à ce lépreux : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé » (Luc 17:19).

Seul ce lépreux, celui qui était revenu le cœur reconnaissant, entendit notre Seigneur prononcer ces paroles : « Ta foi t’a sauvé. » Cela révèle que la gratitude envers Dieu n’est pas seulement notre devoir : elle fait aussi naître des bénédictions manifestes dans notre vie. Lorsque nous rendons sincèrement grâce à Dieu pour tout ce qu’Il a fait, nous manifestons par là une grande foi en Lui. Nous Le désignons, Lui et Sa bonté, comme la source de nos bénédictions, et il faut la foi pour le voir et le professer.

Pour quoi avez-vous besoin de grandir dans la gratitude au cours de votre vie ? Que considérez-vous peut-être comme allant de soi, sans avoir pris soin de revenir vers Dieu pour L’en remercier comme il convient ? La vérité, c’est que tout dans la vie est un don. Tout. Même les épreuves que vous endurez peuvent se transformer en bénédictions. En fait, c’est exactement ce qui s’est passé dans ce récit. La terrible souffrance de la lèpre s’est transformée en une grâce de Dieu.

Méditez aujourd’hui sur tout ce que Dieu a fait pour vous. Priez pour comprendre les innombrables façons dont Dieu comble votre vie de grâces. À mesure que vous les découvrez, méditez ces bénédictions, comptez-les et soyez-en reconnaissant. Et, dans cette gratitude, rendez grâce à Dieu avec joie. Par cet acte, votre foi vous sauvera, vous aussi.

Seigneur, je Te remercie vraiment pour les innombrables bénédictions dont Tu m’as comblé tout au long de ma vie. Je Te remercie pour toutes les manières dont Tu m’as accordé Ta grâce, guidé et guéri. Aide-moi à voir clairement tout ce que Tu as fait et continues de faire pour moi. À mesure que je découvre ces bénédictions, aide-moi à exprimer chaque jour ma gratitude dans la foi. Jésus, j’ai confiance en Toi.


À la recherche de signes

Lundi de la vingt-huitième semaine du Temps ordinaire

Alors que des gens toujours plus nombreux se rassemblaient dans la foule, Jésus leur dit : « Cette génération est une génération mauvaise ; elle cherche un signe, mais aucun signe ne lui sera donné, sinon le signe de Jonas. » Luc 11:29

Vous arrive-t-il de souhaiter que Dieu vous donne un signe du Ciel pour vous guider ou vous orienter de manière décisive dans la vie ? Cherchez-vous des signes de Dieu et vous appuyez-vous sur eux ?

Si Dieu nous donnait, dans notre vie, un signe clair révélant Sa volonté, nous devrions l’accueillir comme un don et Lui en être reconnaissants. Mais recevoir un signe de Dieu est différent de chercher un signe de Dieu. Dans le passage ci-dessus, Jésus condamne fermement ceux qui viennent chercher des signes. Pourquoi en est-il ainsi ? Pourquoi Jésus s’oppose-t-Il si fermement à la recherche de signes ? En grande partie parce qu’Il veut que nous Le cherchions à travers le don de la foi.

Jésus déclare qu’il ne sera donné aucun signe, sinon le signe de Jonas. Le « signe de Jonas » désigne la crucifixion de Jésus, Sa mort, les trois jours au tombeau et Sa résurrection. Jonas passa trois jours dans le ventre de la baleine. Jésus leur disait qu’Il passerait trois jours au tombeau.

Mais l’essentiel est que la mort et la Résurrection de Jésus SONT le signe qui sera donné. Nous ne devrions rien chercher d’autre que ce mystère central de notre foi. Toute question, tout problème, toute préoccupation, toute confusion, etc., peuvent trouver une réponse et être résolus si nous entrons simplement dans le grand mystère de notre rédemption en entrant dans la vie, la mort et la Résurrection du Christ. Chercher un autre signe serait une erreur, car ce serait une manière de dire que la mort et la Résurrection de Jésus ne suffisent pas.

Méditez aujourd’hui sur le plus grand « signe » que Dieu ait jamais donné. Et si vous vous débattez avec des questions dans votre vie, tournez les yeux vers cet unique signe décisif. Tournez les yeux vers le mystère central de notre foi : la vie, la mort et la Résurrection du Christ. C’est là que toute question peut trouver une réponse et que toute grâce est donnée. Nous n’avons besoin de rien de plus.

Seigneur, Ta vie, Ta mort et Ta résurrection sont tout ce que j’ai besoin de connaître dans la vie. Ton sacrifice parfait m’apporte toutes les réponses et répand toutes les grâces. Puissé-je toujours me tourner vers Toi comme vers le signe dont j’ai besoin chaque jour. Jésus, j’ai confiance en Toi.


Purifier votre cœur

Mardi de la vingt-huitième semaine du temps ordinaire

Le Seigneur lui dit : « Ah ! vous, les pharisiens ! Vous nettoyez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur vous êtes remplis de rapine et de mal. Insensés que vous êtes ! » Luc 11:39-40a

Jésus ne cessait de reprocher aux pharisiens de se préoccuper de leur apparence extérieure et de négliger le caractère sacré de leur âme. Il semble que, l’un après l’autre, les pharisiens tombaient dans ce même piège. Leur orgueil les amenait à être obsédés par leur apparence extérieure de justice. Malheureusement, cette apparence n’était qu’un masque recouvrant la « rapine et le mal » qui les dévoraient de l’intérieur. C’est pour cette raison que Jésus les qualifie d’« insensés ».

Cette interpellation directe de notre Seigneur était manifestement un acte d’amour, car Il désirait profondément qu’ils regardent ce qui était en eux, afin de purifier leur cœur et leur âme de tout mal. Il semble que, dans le cas des pharisiens, il était nécessaire de les mettre directement face à leur méchanceté. C’était le seul moyen pour qu’ils aient une chance de se repentir.

Il peut en être de même pour nous tous, parfois. Chacun de nous peut avoir à lutter contre la tendance à se préoccuper bien davantage de son image publique que de la sainteté de son âme. Mais qu’est-ce qui est le plus important ? Ce qui compte, c’est ce que Dieu voit en nous. Dieu voit nos intentions et tout ce qui se trouve au plus profond de notre conscience. Il voit nos motivations, nos vertus, nos péchés, nos attachements et tout ce qui est caché aux yeux des autres. Nous aussi, nous sommes invités à voir ce que Jésus voit. Nous sommes invités à regarder notre âme à la lumière de la vérité.

Voyez-vous votre âme ? Faites-vous votre examen de conscience chaque jour, sans exception ? Vous devriez examiner votre conscience en regardant au-dedans de vous et en voyant ce que Dieu voit, dans des temps de prière et d’introspection sincère. Peut-être les pharisiens se trompaient-ils régulièrement eux-mêmes en pensant que tout allait bien dans leur âme. Si vous faites parfois de même, vous avez peut-être, vous aussi, besoin de tirer un enseignement des paroles vigoureuses de Jésus.

Aujourd’hui, méditez sur votre âme. N’ayez pas peur de la regarder à la lumière de la vérité et de voir votre vie telle que Dieu la voit. C’est la première étape, et la plus importante, pour devenir véritablement saint. Et ce n’est pas seulement le moyen de purifier notre âme : c’est aussi l’étape nécessaire pour permettre à notre vie extérieure de resplendir de la lumière de la grâce de Dieu.

Seigneur de sainteté, je veux devenir saint. Je veux être purifié de fond en comble. Aide-moi à voir mon âme comme Tu la vois et à laisser Ta grâce et Ta miséricorde me purifier de tout ce dont j’ai besoin d’être purifié. Jésus, j’ai confiance en Toi.


Malheur à vous !

Mercredi de la vingt-huitième semaine du temps ordinaire

« Malheur à vous ! Vous êtes comme des tombeaux que l’on ne voit pas et sur lesquels les gens marchent sans le savoir. » Alors, l’un des docteurs de la Loi lui répondit : « Maître, en disant cela, tu nous insultes, nous aussi. » Et il dit : « Malheur à vous aussi, docteurs de la Loi ! Vous imposez aux gens des fardeaux difficiles à porter, mais vous-mêmes ne levez pas un seul doigt pour y toucher. » Luc 11:44-46

Quel échange intéressant et quelque peu surprenant entre Jésus et ce docteur de la Loi ! Ici, Jésus réprimande sévèrement les pharisiens, et l’un des docteurs de la Loi tente de reprendre Jésus pour Ses propos offensants. Et que fait Jésus ? Il ne recule pas et ne s’excuse pas de l’avoir offensé ; au contraire, Il adresse à son tour une sévère réprimande au docteur de la Loi. Voilà qui a dû le surprendre !

Ce qui est intéressant, c’est que le docteur de la Loi fait remarquer que Jésus les « insulte ». Et il le fait comme si Jésus commettait un péché et méritait une réprimande. Alors, Jésus insultait-Il les pharisiens et le docteur de la Loi ? Oui, probablement. Était-ce un péché de la part de Jésus ? Évidemment non. Jésus ne pèche pas.

Le mystère auquel nous sommes confrontés ici, c’est que la vérité est parfois « insultante », pour ainsi dire. Elle blesse l’orgueil de la personne. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que, lorsqu’une personne se sent insultée, elle doit d’abord prendre conscience que c’est à cause de son orgueil, et non à cause de ce que l’autre a dit ou fait. Même si quelqu’un s’est montré excessivement dur, le sentiment d’être insulté résulte de l’orgueil. Si l’on était vraiment humble, on accueillerait au contraire une réprimande comme une forme de correction salutaire. Malheureusement, le docteur de la Loi semble manquer de l’humilité nécessaire pour laisser la réprimande de Jésus pénétrer son cœur et le libérer de son péché.

Réfléchissez aujourd’hui à ceci : êtes-vous assez humble pour accepter d’être corrigé par autrui ? Si quelqu’un vous fait remarquer votre péché, vous en offensez-vous ? Ou bien y voyez-vous une correction utile et la laissez-vous vous aider à grandir en sainteté ?

Seigneur très humble, je T’en prie, donne-moi une véritable humilité. Aide-moi à ne jamais m’offenser lorsque les autres me corrigent. Puissé-je accueillir les corrections des autres comme des grâces qui m’aident sur le chemin de la sainteté. Jésus, j’ai confiance en Toi.


La clé de la connaissance

Jeudi de la vingt-huitième semaine du temps ordinaire

« Malheur à vous, docteurs de la Loi ! Vous avez enlevé la clé de la connaissance. Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et vous avez empêché d’entrer ceux qui essayaient de le faire. » Luc 11:52

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus continue de réprimander les pharisiens et les docteurs de la Loi. Dans le passage ci-dessus, Il les réprimande parce qu’ils ont « enlevé la clé de la connaissance » et se sont activement efforcés de priver les autres de la connaissance que Dieu veut leur donner. C’est une accusation grave, qui révèle que les pharisiens et les docteurs de la Loi portaient activement atteinte à la foi du peuple de Dieu.

Comme nous l’avons vu ces derniers jours dans les Écritures, Jésus a sévèrement réprimandé les docteurs de la Loi et les pharisiens pour cela. Et Sa réprimande ne leur était pas seulement destinée : elle s’adresse aussi à nous, afin que nous sachions qu’il ne faut pas suivre de faux prophètes comme eux, ni tous ceux qui ne se soucient que d’eux-mêmes et de leur réputation plutôt que de la vérité.

Ce passage de l’Évangile ne se limite pas à condamner ce péché ; plus important encore, il évoque une notion profonde et belle. C’est celle de « la clé de la connaissance ». Qu’est-ce que la clé de la connaissance ? La clé de la connaissance, c’est la foi, et la foi ne peut venir que de l’écoute de la voix de Dieu. La clé de la connaissance consiste à laisser Dieu vous parler et vous révéler Ses vérités les plus profondes et les plus belles. Ces vérités ne peuvent être accueillies et crues que par la prière et par une communication directe avec Dieu.

Les saints sont les meilleurs exemples de ceux qui ont pénétré les profonds mystères de la vie de Dieu. Par leur vie de prière et de foi, ils sont parvenus à une connaissance profonde de Dieu. Beaucoup de ces grands saints nous ont laissé de beaux écrits et un témoignage puissant des mystères cachés, mais révélés, de la vie intime de Dieu.

Réfléchissez aujourd’hui à ceci : avez-vous pris la « clé de la connaissance » et ouvert l’accès aux mystères de Dieu par votre vie de foi et de prière ? Renouvelez votre engagement à chercher Dieu dans votre prière personnelle quotidienne et à rechercher tout ce qu’Il désire vous révéler.

Seigneur, aide-moi à Te chercher par une vie de prière quotidienne. Dans cette vie de prière, attire-moi dans une relation profonde avec Toi, en me révélant tout ce que Tu es et tout ce qui donne son sens à la vie. Jésus, j’ai confiance en Toi.


L’attention de Dieu

Vendredi de la vingt-huitième semaine du temps ordinaire

« Ne vend-on pas cinq moineaux pour deux petites pièces ? Pourtant, pas un seul d’entre eux n’a échappé au regard de Dieu. Même les cheveux de votre tête ont tous été comptés. N’ayez pas peur. Vous valez plus que beaucoup de moineaux. » Luc 12:6-7

« N’ayez pas peur. » Ces paroles reviennent souvent dans les Saintes Écritures. Dans ce passage, Jésus dit que nous ne devrions pas avoir peur, car le Père du Ciel est attentif au moindre détail de notre vie. Rien n’a échappé au regard de Dieu. Si Dieu est attentif aux moineaux, Il l’est encore davantage à nous. Cela devrait nous donner un certain sentiment de paix et de confiance.

Bien sûr, si cela peut encore être difficile à croire, c’est notamment parce qu’il nous arrive souvent d’avoir l’impression que Dieu est bien distant et peu attentif à notre vie. Il est important de nous rappeler que, chaque fois que nous éprouvons ce sentiment, il ne s’agit que d’un sentiment et non de la réalité. La réalité, c’est que Dieu est infiniment plus attentif aux détails de notre vie que nous ne pourrions jamais le concevoir. En fait, Il est bien plus attentif à nous que nous ne le sommes à nous-mêmes ! Et non seulement Il est attentif à chaque détail, mais chaque détail Lui tient profondément à cœur.

Alors, pourquoi peut-on parfois avoir l’impression que Dieu est distant ? Il peut y avoir de nombreuses raisons à cela, mais nous devons être certains qu’il y a toujours une raison. Peut-être ne L’écoutons-nous pas et ne prions-nous pas comme nous le devrions, de sorte que nous ne percevons pas Son attention ni la manière dont Il nous guide. Peut-être a-t-Il choisi de garder le silence sur une question pour nous attirer plus près de Lui. Peut-être Son silence est-il en réalité un signe très clair de Sa présence et de Sa volonté.

Méditez aujourd’hui sur le fait que, quels que soient les sentiments que nous pouvons parfois éprouver, nous devons être certains de la vérité du passage ci-dessus. « Vous valez plus que beaucoup de moineaux. » Dieu a même compté les cheveux de votre tête. Et chaque aspect de votre vie Lui est pleinement présent. Laissez ces vérités vous apporter consolation et espérance, sachant que ce Dieu attentif est aussi un Dieu d’amour et de miséricorde parfaits, et qu’Il pourvoira à tous vos besoins dans la vie.

Seigneur, Toi qui sais tout, je sais que Tu m’aimes et que Tu connais chacun de mes sentiments, chacune de mes pensées et chacune des expériences que je vis. Tu connais tous mes problèmes et tous mes soucis. Aide-moi à me tourner sans cesse vers Toi en toutes choses, sachant que Ton amour et la manière dont Tu me guides sont parfaits. Jésus, j’ai confiance en Toi.


L’inspiration ne suffit pas

Samedi de la vingt-huitième semaine du temps ordinaire

Jésus dit à ses disciples : « Je vous le dis : quiconque me reconnaît devant les autres, le Fils de l’homme le reconnaîtra devant les anges de Dieu. Mais celui qui me renie devant les autres sera renié devant les anges de Dieu. »  Luc 12:8-9

Les martyrs comptent parmi les plus grands exemples de ceux qui reconnaissent Jésus devant les autres. Tout au long de l’histoire, les martyrs ont témoigné, les uns après les autres, de leur amour pour Dieu en demeurant fermes dans leur foi malgré la persécution et la mort. Saint Ignace d’Antioche fut l’un d’eux. Voici un extrait d’une célèbre lettre que saint Ignace écrivit à ses fidèles après son arrestation, alors qu’il était conduit au martyre pour être livré aux lions. Il écrivait :

J’écris à toutes les Églises pour leur faire savoir que je mourrai volontiers pour Dieu, pourvu que vous ne me fassiez pas obstacle. Je vous en supplie : ne me témoignez pas une bonté mal à propos. Laissez-moi devenir la nourriture des bêtes sauvages, car elles sont mon chemin vers Dieu. Je suis le froment de Dieu et je serai broyé par leurs dents afin de devenir le pain pur du Christ. Priez le Christ pour moi, afin que les bêtes fassent de moi une victime offerte en sacrifice à Dieu.

Aucun plaisir terrestre, aucun royaume de ce monde ne peut m’être d’une quelconque utilité. Je préfère la mort dans le Christ Jésus au pouvoir qui s’étendrait jusqu’aux extrémités de la terre. Celui qui est mort à notre place est l’unique objet de ma quête. Celui qui est ressuscité pour nous est mon unique désir.

Cette déclaration est inspirante et puissante, mais voici un point important qui pourrait facilement passer inaperçu à la lecture.  Il nous est facile de la lire, d’admirer son courage, de parler de lui aux autres, de croire en son témoignage, etc., sans pour autant faire un seul pas de plus pour faire nôtres cette même foi et ce même courage.  Il est facile de parler des grands saints et de se laisser inspirer par eux.  Mais il est très difficile de les imiter réellement.  

Réfléchissez à votre propre vie à la lumière du passage de l’Évangile d’aujourd’hui.  Reconnaissez-vous librement, ouvertement et pleinement Jésus comme votre Seigneur et votre Dieu devant les autres ?  Vous n’avez pas à être de ces chrétiens qui imposent leur foi de manière agressive.  Mais vous devez laisser votre foi et votre amour de Dieu rayonner avec naturel, librement, en toute transparence et sans réserve, surtout lorsque cela est inconfortable et difficile.  Hésitez-vous à le faire ?  Très probablement.  Et c’est très probablement le cas de tous les chrétiens.  C’est pourquoi saint Ignace et les autres martyrs sont de grands exemples pour nous.  Mais s’ils ne restent que des exemples, alors leur exemple ne suffit pas.  Nous devons vivre leur témoignage et devenir le prochain saint Ignace par le témoignage que Dieu nous appelle à vivre.

Réfléchissez aujourd’hui à ceci : les martyrs sont-ils seulement pour vous une source d’inspiration, ou les imitez-vous réellement ? Si vous êtes dans le premier cas, priez pour que leur témoignage inspirant opère un profond changement dans votre vie.

Seigneur, je Te remercie pour le témoignage des grands saints, en particulier des martyrs. Que leur témoignage me permette de vivre une vie de foi sainte, à l’imitation de chacun d’eux. Je Te choisis, Seigneur bien-aimé, et je Te reconnais, en ce jour, devant le monde et par-dessus tout. Donne-moi la grâce de vivre ce témoignage avec courage. Jésus, j’ai confiance en Toi.

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