La découverte de Dieu
Dix-septième dimanche du Temps ordinaire, année A
« Le royaume des Cieux est semblable à un trésor caché dans un champ ; un homme le trouve et le cache de nouveau puis, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède et achète ce champ. » Matthieu 13:44
Voici trois points à méditer à propos de ce passage : 1) Le Royaume de Dieu est semblable à un « trésor » ; 2) Il est caché et attend d’être découvert ; 3) Lorsqu’on le découvre, il vaut la peine de renoncer à tout ce que nous possédons pour l’obtenir.
Tout d’abord, il est bon de méditer sur cette image du Royaume de Dieu comparé à un trésor. L’image du trésor est porteuse de plusieurs enseignements. On considère souvent qu’un trésor suffit à rendre riche celui qui le trouve. S’il n’avait pas une si grande valeur, on ne le considérerait pas comme un trésor. Ainsi, la première leçon que nous devons en tirer est que le Royaume de Dieu a une grande valeur. En réalité, sa valeur est infinie. Pourtant, tant de personnes n’y voient rien de désirable et lui préfèrent bien d’autres « trésors ».
Deuxièmement, il est caché. Il est caché, non pas au sens où Dieu ne voudrait pas que nous le découvrions, mais au sens où Dieu veut bel et bien que nous le découvrions. Il nous attend, il attend d’être découvert et de nous réjouir lorsque nous l’aurons trouvé. Cela révèle aussi l’immense enthousiasme que suscite cette découverte authentique du Royaume de Dieu au milieu de nous.
Troisièmement, lorsque quelqu’un découvre les richesses du Royaume de Dieu et celles de la vie de la grâce, cette expérience devrait être si saisissante qu’il n’hésite guère à choisir de tout abandonner pour obtenir ce qu’il a trouvé. Quelle joie de prendre conscience de la vie de la grâce et de la miséricorde ! C’est une découverte qui transforme la vie et conduit à tout quitter pour se mettre en quête du nouveau trésor que l’on a découvert.
Méditez aujourd’hui sur votre propre expérience de la découverte du Royaume de Dieu. Vous êtes-vous laissé saisir d’émerveillement devant la valeur de ce trésor ? Si oui, avez-vous aussi laissé la découverte de cette vie de grâce vous attirer si profondément que vous êtes prêt et disposé à renoncer à tout pour l’acquérir ? Fixez votre regard sur ce don d’une valeur infinie et laissez le Seigneur vous guider dans cette recherche.
Mon Seigneur et mon plus grand Trésor, je T’aime et je Te remercie pour le trésor du Royaume que Tu as préparé pour moi. Aide-moi, chaque jour, à découvrir ce trésor caché d’une manière toujours plus complète et plus saisissante. À mesure que je découvre ce trésor, donne-moi le courage dont j’ai besoin pour abandonner toute autre entreprise égoïste dans ma vie, afin de rechercher ce seul et unique don. Jésus, j’ai confiance en Toi.
Face à l’« impossible » ?
Dix-septième dimanche du Temps ordinaire, année B
« Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ? » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Jean 6:9-10a
Vous êtes-vous déjà trouvé face à ce qui semble être une « situation impossible » ? Jésus l’a été, mais Il a montré qu’Il pouvait surmonter tout obstacle apparent qu’Il voulait surmonter. Certes, Il est Dieu, mais il n’en demeure pas moins qu’Il peut accomplir tout ce qu’Il veut. Et Il peut le faire aussi dans nos vies !
Le passage ci-dessus révèle Sa confiance en Sa capacité de nourrir plusieurs milliers de personnes avec seulement cinq pains et deux poissons. Humainement parlant, c’est impossible, mais pour Dieu, c’est facile.
Le miracle de Jésus témoigne de Son engagement à « nous nourrir » de toutes les manières. Oui, Il a donné ici une nourriture matérielle, mais ce geste symbolise Sa capacité et Sa volonté de nourrir nos âmes de Sa grâce pour affronter toute épreuve ou tout défi que la vie nous réserve. Sa grâce suffit !
Le problème est souvent double. Tout d’abord, nous rencontrons une difficulté dans notre vie et nous la considérons comme quelque chose que nous ne savons pas comment surmonter. Cela peut conduire au désespoir et à la désillusion. Mais lorsque cela arrive, nous devons méditer sur des miracles comme celui-ci et prendre conscience que tout est possible à Dieu.
La deuxième difficulté à laquelle nous sommes souvent confrontés est de savoir distinguer la volonté de Dieu de nos propres idées limitées. Trop souvent, nous nous faisons nos propres idées de ce que nous estimons bon et juste, puis nous nous mettons à prier pour cela. Mais si la pensée et la volonté de Dieu étaient très différentes et, bien sûr, bien plus grandes ?! Si Dieu avait un dessein que nous n’aurions jamais pu concevoir par nous-mêmes ? La vérité, c’est qu’Il a bel et bien pour notre vie un dessein bien plus parfait que tout ce que nous pourrions jamais imaginer. Il sait ce qui est le meilleur pour nous et Il peut mener ce dessein à son accomplissement. Pour notre part, nous devons chercher ce dessein, nous y abandonner et avoir foi en Son amour, en Sa miséricorde et en Sa puissance parfaits.
Réfléchissez aujourd’hui à votre avenir. Qu’est-ce qui semble vous préoccuper le plus ? Qu’est-ce qui semble vous remplir d’angoisse ? Dieu a un dessein parfait pour cette situation. Il vous revient de chercher à le découvrir et d’avoir confiance qu’il s’accomplira.
Seigneur à la sagesse parfaite, je sais que Tu peux tout et que Tu veux le bien en toutes choses. Aide-moi à me tourner vers Ta volonté divine parfaite et à m’y abandonner. Tandis que je m’y abandonne, aide-moi à croire avec une foi parfaite que Tu accompliras Ta volonté. Jésus, j’ai confiance en Toi.
Prier pour que la volonté de Dieu s’accomplisse
Dix-septième dimanche du Temps ordinaire, année C
« Et moi, je vous dis : demandez, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. » Luc 11:9
Si nous prenions cette parole de Jésus dans un sens très littéral, nous pourrions facilement en conclure que Jésus nous donnera tout ce que nous demandons dans la prière. Mais nous savons que ce n’est pas ce qui se passe. Peut-être chacun de nous a-t-il prié avec ferveur pour telle ou telle chose, sans que sa demande soit exaucée comme il le souhaitait. Pourquoi cela ? Avons-nous simplement manqué de foi dans notre prière ? Jésus fera-t-Il tout ce que nous Lui demandons lorsque nous prions de toutes nos forces pour l’obtenir ? Certainement pas.
Ce passage poursuit : « Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » (Luc 11:13). Dans ce contexte, et à la lumière de tout ce que Jésus nous a enseigné, il est important de savoir qu’il y a une chose, et une seule, que nous devons demander dans la prière. Et lorsque nous demandons cette seule chose, nous pouvons être assurés de l’obtenir si nous la demandons avec foi. Quelle est cette chose ? C’est la volonté de Dieu.
Si nous demandons et recherchons sincèrement, de tout notre cœur, la volonté de Dieu, nous pouvons être certains que notre Seigneur nous donnera l’Esprit Saint et que l’Esprit Saint, à Son tour, nous conduira à vivre selon la volonté de Dieu pour notre vie. Le problème, c’est que trop souvent nous finissons par prier pour que « MA volonté soit faite » plutôt que pour que « TA volonté soit faite ». C’est une différence importante.
La vraie prière est, en définitive, une question de confiance et d’abandon à Dieu. Nous faisons confiance à Son dessein parfait et nous nous abandonnons à ce dessein parfait pour notre vie. Lorsque nous le faisons, nous pouvons être assurés que le Seigneur entendra et exaucera cette prière parfaite.
Méditez aujourd’hui cette simple demande du Notre Père : Que ta volonté soit faite ! Efforcez-vous de faire confiance au dessein parfait de Dieu pour votre vie et faites tout votre possible pour vous y abandonner. Par cette forme de prière, nous pouvons être assurés que l’Esprit Saint viendra à nous et nous conduira à entrer dans Sa sainte volonté.
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Jésus, j’ai confiance en Toi.
Pouvez-vous faire la différence ?
Lundi de la dix-septième semaine du Temps ordinaire
« Le royaume des Cieux est semblable à une graine de moutarde que quelqu’un a prise et semée dans un champ. C’est la plus petite de toutes les graines, mais, une fois qu’elle a poussé, c’est la plus grande des plantes. Elle devient un grand arbuste, et les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches. » Matthieu 13:31b-32
Trop souvent, nous avons tendance à penser que notre vie est loin d’être aussi importante que celle des autres. Nous regardons souvent ceux qui sont bien plus « puissants » et « influents ». Nous pouvons être tentés de rêver de leur ressembler. Et si j’avais leur argent ? Ou leur statut social ? Ou leur emploi ? Ou si j’étais aussi populaire qu’eux ? Trop souvent, nous tombons dans le piège des « et si ».
Le passage ci-dessus révèle cette vérité absolue : Dieu veut se servir de votre vie pour accomplir de grandes choses ! La plus petite des graines devient le plus grand des arbustes. Cela soulève une question : « Vous sentez-vous parfois comme la plus petite des graines ? »
Il est normal de se sentir parfois insignifiant et de souhaiter être « davantage ». Mais ce n’est rien de plus qu’une rêverie mondaine et trompeuse. La vérité, c’est que chacun de nous est capable de faire une IMMENSE différence dans notre monde. Non, nous ne ferons peut-être pas la une du journal télévisé et nous ne recevrons peut-être pas de distinctions nationales récompensant notre grandeur, mais, aux yeux de Dieu, nous avons un potentiel qui dépasse tout ce que nous pourrions jamais imaginer dans nos rêveries.
Prenez un peu de recul. Qu’est-ce que la grandeur ? Que signifie être transformé par Dieu pour devenir « la plus grande des plantes », comme le devient la graine de moutarde ? Cela signifie que nous recevons le privilège extraordinaire d’accomplir très exactement le dessein parfait et glorieux que Dieu a pour notre vie. C’est ce dessein qui produira les meilleurs fruits éternels, et les plus abondants. Certes, nous ne serons peut-être pas connus ici-bas. Mais qu’importe ?! Cela a-t-il vraiment de l’importance ? Quand vous serez au Ciel, serez-vous abattu à l’idée que le monde ne vous a pas reconnu, vous et votre rôle ? Certainement pas. Au Ciel, tout ce qui comptera sera le degré de sainteté auquel vous serez parvenu et la mesure dans laquelle vous aurez pleinement accompli le dessein divin pour votre vie.
Sainte Mère Teresa disait souvent : « Nous sommes appelés à être fidèles, non à réussir. » C’est cette fidélité à la volonté de Dieu qui compte.
Méditez aujourd’hui sur deux choses. D’abord, méditez sur votre « petitesse » devant le mystère de Dieu. Par vous-même, vous n’êtes rien. Mais, dans cette humilité, méditez aussi sur le fait que, lorsque vous vivez dans le Christ et dans Sa divine volonté, votre grandeur est sans mesure. Aspirez à cette grandeur et vous serez éternellement comblé de bénédictions !
Seigneur de toute grandeur, je sais que sans Toi je ne suis rien. Sans Toi, ma vie n’a pas de sens. Aide-moi à accueillir Ton dessein parfait et glorieux pour ma vie et, dans ce dessein, à atteindre la grandeur à laquelle Tu m’appelles. Jésus, j’ai confiance en Toi.
La victoire finale !
Mardi de la dix-septième semaine du Temps ordinaire
« De même que l’on ramasse l’ivraie pour la brûler au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils rassembleront, pour les retirer de son Royaume, tous ceux qui entraînent les autres au péché et tous ceux qui font le mal. Ils les jetteront dans la fournaise, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! » Matthieu 13:40-43
Imaginez ce jour ! Imaginez que ce jour soit demain. Si Jésus revenait demain et rendait pleinement justice au monde, vous inquiéteriez-vous d’une quelconque injustice aujourd’hui ? Probablement pas. Vous pourriez au contraire prendre du recul et demeurer en paix, sachant que justice allait être rendue.
Eh bien, ce jour viendra bientôt. C’est ce que Jésus a dit. Certes, Il l’a dit il y a près de 2 000 ans, mais pour Lui, c’est toujours bientôt. Pour Dieu, le temps s’inscrit dans une perspective éternelle. Ainsi, la fin du monde est aussi réelle pour Dieu aujourd’hui qu’au moment où elle se produira effectivement.
Il est bon de garder cela à l’esprit lorsque nous voyons le mal prospérer et l’injustice grandir. Il est tellement facile de se mettre en colère et de se laisser troubler par les victoires quotidiennes du Malin. Mais ne craignez pas et ne vous inquiétez pas. Dieu est véritablement maître de tout. Il sait ce qu’Il fait et Il remportera la victoire finale et glorieuse sur toutes choses.
Réfléchissez donc à cela. Lorsque Jésus reviendra dans toute Sa gloire et remettra toutes choses en ordre, le mal que nous endurons aujourd’hui aura-t-il encore la moindre importance ? En réalité, dans la perspective de l’éternité, le mal que nous endurons ne devrait servir qu’à faire grandir en nous une sainte persévérance. Dieu peut pleinement s’en servir pour manifester Sa grâce et Sa force dans notre vie.
Méditez aujourd’hui sur cette perspective éternelle. Si vous persévérez dès maintenant à travers toutes choses et vous efforcez de le faire avec patience et avec grâce, vous pouvez être certain que tous vos combats et tout ce que vous devez endurer en auront finalement valu la peine. Dans le Royaume nouveau et glorieux de Dieu, vous serez en paix, et la joie remplira votre vie pour toujours. Toute injustice sera réparée et Dieu sera victorieux. Veillez à avoir des « oreilles pour entendre » cette vérité et à vous y attacher en toutes circonstances.
Mon Seigneur éternel, aide-moi à garder les yeux fixés sur Toi et sur Ta victoire finale. Aide-moi à attendre patiemment Ta victoire finale et à endurer le mal de ce monde avec la grâce et la force que Tu me donnes. Que je n’oublie jamais la promesse ultime que Tu m’as faite. Jésus, j’ai confiance en Toi.
La perle de grand prix
Mercredi de la dix-septième semaine du Temps ordinaire
« Le Royaume des cieux est encore comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grand prix, il s’en va vendre tout ce qu’il possède et l’achète. » Matthieu 13:45-46
Nous pouvons tirer de ce passage de nombreux et beaux enseignements. Nous pouvons certes voir dans cette « perle de grand prix » une image du Royaume des Cieux ! Mais le passage dit en réalité que le Royaume des Cieux est comparable au « négociant qui recherche des perles fines ». Voilà un détail révélateur.
Cela nous fait notamment comprendre que le Royaume des Cieux se trouve dans notre recherche assidue. Nous scrutons le mystère du Ciel, et c’est cette recherche qui, en elle-même, nous donne accès au Royaume de Dieu.
Parler de la « recherche de Dieu » est une autre manière de dire que Dieu est un profond Mystère de la foi, un Mysterium Fidei, comme nous le disons à la messe. Puisqu’Il est un « Mystère » divin, il est important de comprendre que nous ne pouvons jamais « trouver » Dieu pleinement. Nous pouvons certes Le trouver, Le comprendre, apprendre à Le connaître et Lui donner notre vie. Mais nous ne pouvons jamais le faire pleinement. La vérité est que plus nous apprenons à connaître Dieu, plus nous Le cherchons, et plus nous Le cherchons, plus nous prenons conscience que nous ne Le connaissons pas pleinement. Mais cette révélation nous entraîne toujours plus profondément dans la vie de Dieu et dans la possession du Royaume des Cieux.
La découverte de la beauté, de la valeur, du mystère, de la puissance et de la gloire de Dieu et de Son Royaume doit être au cœur de notre vie. Nous devons passer cette vie à chercher, à trouver, puis à chercher encore. C’est ce que nous ferons au Ciel. Le Ciel sera le moment de la pleine révélation du Royaume et de la vie intérieure de Dieu, mais nous découvrirons dans cette révélation que nous entrerons éternellement plus profondément en Dieu et dans Sa présence glorieuse.
Méditez aujourd’hui sur la recherche que vous menez dans votre vie. Est-ce une recherche assidue de Dieu ? Ou vous relâchez-vous dans cet effort ? Engagez-vous à nouveau à chercher Dieu de tout votre cœur, et vous découvrirez que cette recherche est en réalité une découverte des gloires du Royaume des Cieux.
Mon Roi éternel, je T’aime et désire T’aimer toujours davantage. Je T’en prie, remplis-moi de zèle et d’espérance tandis que je Te cherche. Que ma recherche de Toi, de tout mon cœur, me révèle le mystère de Ta glorieuse vie intérieure. À mesure que je Te découvre, aide-moi à Te chercher toujours davantage. Jésus, j’ai confiance en Toi.
La justice de Dieu
Jeudi de la dix-septième semaine du Temps ordinaire
« Ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Les anges sortiront pour séparer les méchants des justes et les jetteront dans la fournaise, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Matthieu 13:49-50
À première lecture, cette affirmation n’a rien de très inspirant, n’est-ce pas ? Pourtant, elle devrait nous inspirer selon l’intention qui l’anime. Elle vise à faire naître en nous une certaine « sainte crainte », tout en nous rassurant sur la justice de Dieu. Voilà qui est inspirant, mais pas au sens où nous l’entendons habituellement.
Mais nous avons parfois besoin d’un peu de sainte crainte de Dieu et de Sa justice dans notre vie. À notre époque, le péché est de plus en plus accepté et considéré comme « normal ». À l’échelle mondiale, notre culture semble devenir toujours plus sécularisée. Les modes de vie immoraux, sous bien des formes, paraissent se répandre. Il nous est donc facile de commencer à voir le péché comme quelque chose de normal, voire d’acceptable. En fait, lorsque nous appelons le péché par son nom, notre monde nous accuse souvent de porter des jugements et d’être haineux.
Si vous ressentez parfois une pression qui vous pousse à céder à l’immoralité ambiante et à simplement « l’accepter », alors le passage ci-dessus vous inspirera peut-être de faire tout le contraire. La vérité absolue est que Jésus a désigné certaines choses comme des péchés et que commettre ces péchés entraîne de graves conséquences.
Il peut s’agir de cette habitude culturelle très insidieuse qui consiste à faire du jour du Seigneur, le dimanche, tout sauf un jour de repos. Il peut aussi s’agir de graves atteintes à la sainteté de la vie conjugale et familiale par la redéfinition du mariage. Chacun de nous remarquera certainement diverses manières dont sa foi est mise à l’épreuve, voire attaquée. Si c’est votre cas, alors ce passage de l’Écriture s’adresse à vous. Jésus prend au sérieux le péché et ses conséquences. Cela devrait nous inciter non seulement à mener une vie sainte, mais aussi à faire tout notre possible pour aider ceux qui sont pris dans les tendances désordonnées de la culture à changer de vie.
Réfléchissez aujourd’hui à la fermeté de votre opposition au péché. Le péché est mauvais et destructeur. Vous devez toujours aimer la personne qui commet un péché, mais vous ne devez jamais soutenir ni approuver ses actes contraires à la loi de Dieu. Tenir bon face à l’opposition de la culture est un grand acte d’amour et peut, un jour, délivrer certains des « pleurs et des grincements de dents » dont Jésus a parlé.
Mon Seigneur plein de grâce, là où le péché abonde, la grâce surabonde. Notre monde et ma vie ont tant besoin de Ta grâce aujourd’hui. Aide-moi à demeurer ferme dans mon opposition au mal et au péché, afin d’être parmi ceux qui sont rassemblés dans Ton Royaume. Donne-moi le courage de faire tout ce que je peux pour aider ceux qui sont sur le chemin de la perdition. Jésus, j’ai confiance en Toi.
L’œuvre la plus puissante de Dieu
Vendredi de la dix-septième semaine du Temps ordinaire
Et il n’y accomplit pas beaucoup de miracles, à cause de leur manque de foi. Matthieu 13:58
Que sont les « œuvres de puissance » ? Qu’est-ce que Jésus n’a pu accomplir que de façon limitée dans Sa ville d’origine, à cause du manque de foi ? La première chose qui vient évidemment à l’esprit, ce sont les miracles. Il n’a très probablement pas accompli beaucoup de guérisons, ni ressuscité qui que ce soit, ni multiplié la nourriture pour nourrir la multitude. Mais est-ce là ce que désignent les œuvres de puissance dont il est question ?
La bonne réponse serait à la fois « Oui » et « Non ». Oui, Jésus était limité dans l’accomplissement de miracles, et il semble qu’Il en ait fait très peu dans Sa ville d’origine. Mais Jésus accomplissait régulièrement des œuvres bien plus « puissantes » que les miracles physiques. Lesquelles ? Celles qui consistaient à transformer les âmes.
Qu’importe, en fin de compte, que Jésus fasse de nombreux miracles si les âmes ne se convertissent pas ? Quelle œuvre est plus « puissante » par sa portée durable et profonde ? Assurément, la transformation des âmes est de la plus haute importance !
Mais, hélas, les œuvres puissantes que sont les transformations des âmes ne pouvaient pas non plus s’accomplir, en raison de leur manque de foi. Ces gens étaient manifestement obstinés et n’étaient pas disposés à laisser les paroles et la présence de Jésus pénétrer leur esprit et leur cœur. C’est pourquoi Jésus ne pouvait pas accomplir les plus puissantes de Ses œuvres dans Sa ville d’origine.
Réfléchissez aujourd’hui à cette question : Jésus accomplit-Il ou non des œuvres puissantes dans votre vie ? Le laissez-vous vous transformer chaque jour en une création nouvelle ? Le laissez-vous accomplir de grandes choses dans votre vie ? Si vous hésitez à répondre à cette question, c’est un signe clair que Dieu veut accomplir bien davantage dans votre vie.
Seigneur Dieu tout-puissant, je Te prie de faire de mon âme une terre fertile pour Ton œuvre la plus magnifique. Je Te prie de transformer mon âme par Toi-même, par Tes paroles et par Ta présence dans ma vie. Viens dans mon cœur et fais de moi Ton chef-d’œuvre de grâce. Jésus, j’ai confiance en Toi.
Le triste fruit de la haine
Samedi de la dix-septième semaine du Temps ordinaire
« Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. » Matthieu 14:8
Quelle terrible journée, c’est le moins que l’on puisse dire. Saint Jean-Baptiste fut décapité à la demande de Salomé, la fille d’Hérodiade. Jean était en prison pour avoir dit la vérité à Hérode au sujet de son mariage, et Hérodiade était remplie de haine envers Jean. Hérodiade fit donc danser sa fille devant Hérode et ses invités. Hérode fut si impressionné qu’il promit à Salomé jusqu’à la moitié de son royaume. Mais elle demanda plutôt la tête de Jean-Baptiste.
Même à première vue, cette demande est étrange. On promet à Salomé jusqu’à la moitié du royaume et, au lieu de cela, elle demande la mort d’un homme bon et saint. Jésus a d’ailleurs dit de Jean que, parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne n’était plus grand que lui. Alors, pourquoi tant de haine de la part d’Hérodiade et de sa fille ?
Ce triste événement illustre la puissance de la colère dans sa forme la plus extrême. Lorsque la colère couve et grandit, elle suscite une passion si intense qu’elle obscurcit la pensée et la raison. La haine et le désir de vengeance peuvent dévorer une personne et la conduire à une folie totale.
Hérode témoigne lui aussi, ici, d’une irrationalité extrême. Il se laisse pousser à faire ce qu’il ne veut pas faire, parce qu’il a peur de faire ce qui est juste. Il se laisse submerger par la haine qui habite le cœur d’Hérodiade et finit ainsi par consentir à l’exécution de Jean, alors qu’il semblait en réalité l’apprécier et qu’il aimait l’écouter.
Habituellement, nous cherchons à nous inspirer du bon exemple des autres. Mais, dans ce cas, nous découvrons que nous pouvons être « inspirés » d’une autre manière. Le récit de l’exécution de Jean devrait être pour nous l’occasion d’examiner nos propres luttes contre la colère, le ressentiment et surtout la haine. La haine est une passion hideuse qui peut s’insinuer en nous et causer de grands ravages dans notre vie et dans celle des autres. Même les premiers mouvements de cette passion désordonnée doivent être confessés et surmontés.
Réfléchissez aujourd’hui : voyez-vous de la haine dans votre cœur ? Avez-vous entretenu une rancune ou une amertume qui ne s’efface pas ? Cette passion grandit-elle et nuit-elle à votre vie et à celle des autres ? Si tel est le cas, prenez la résolution d’y renoncer et de pardonner. C’est ce qu’il est juste de faire.
Seigneur, Toi qui me libères, donne-moi la grâce dont j’ai besoin pour regarder au fond de mon cœur et y discerner toute tendance à la colère, au ressentiment et à la haine. Je T’en prie, purifie-moi de ces tendances et rends-moi libre. Jésus, j’ai confiance en Toi.
Fêtes et solennités du Temps ordinaire : semaines 1 à 17
Également disponible en version brochée & en livre numérique
