Mercredi de la deuxième semaine de Carême
Durant Ses quarante jours au désert, Jésus aurait été soumis à de nombreuses tentations subtiles qu’Il aurait Lui-même accepté d’endurer. Mais, au terme de ces quarante jours, le diable s’approcha de notre Seigneur dans une ultime tentative pour Le vaincre. La première tentation commence par une remise en question subtile de l’identité sacrée de Jésus comme Fils de Dieu. Le diable dit à Jésus : « Si tu es le Fils de Dieu… » En commençant par ces mots : « Si tu es… », le diable met essentiellement en doute l’identité divine de Jésus. Il tentait ainsi d’éveiller en Jésus l’orgueil, ce péché même qui avait valu au diable d’être chassé du Ciel.
Bien que Jésus n’ait pas laissé cette remise en question de Son identité sacrée L’affecter, c’est là une tentation à laquelle nous sommes tous confrontés et que, trop souvent, nous ne parvenons pas à vaincre. Trop souvent, nous manquons d’assurance quant à ce que nous sommes. Lorsque quelqu’un met en question notre identité profonde, en doute la vérité, la conteste, la tourne en ridicule, la déprécie ou la remet en cause de quelque manière que ce soit, nous sommes tentés par l’orgueil, qui se manifeste par le besoin de nous justifier, la colère, voire le désespoir. Cependant, si nous savons qui nous sommes, si nous nous voyons uniquement tels que Dieu nous voit, alors nous ne laisserons jamais les opinions erronées ou les jugements des autres nous affecter.
Qui êtes-vous ? Vous êtes un fils ou une fille de Dieu. Le Père vous a adopté au sein de la nouvelle famille de la grâce et de la vérité. Certes, vous êtes aussi pécheur — mais un pécheur qui a été pardonné chaque fois qu’il s’est repenti de ses péchés et s’est tourné de nouveau vers Dieu. Connaître votre identité vous procure une grande liberté.
Les atteintes à notre dignité et à notre identité prennent souvent la forme de tentations telles que : « Vous ne valez rien… Vous ne faites jamais rien de bien… Personne ne vous aime… Vous ne vaincrez jamais votre péché… Dieu est tellement déçu de vous », etc. Lorsque ces mensonges nous tentent, nous pouvons céder au désespoir et au doute sur nous-mêmes, remettant en question notre identité et l’amour parfait de Dieu pour nous. Le désespoir et le doute sur soi sont des formes subtiles d’orgueil. L’humilité est la clé d’une authentique connaissance de soi et de l’accueil de notre identité d’enfant de Dieu. L’humilité n’est rien d’autre qu’une connaissance profonde de ce que vous êtes à la lumière de la vérité. Jésus savait qui Il était et ne permettait pas au Mauvais de susciter en Lui le moindre doute. Nous devons nous efforcer de faire de même.
Méditez sur les dispositions intérieures de Jésus alors qu’Il endurait de voir Satan remettre en question Son identité. Jésus n’a jamais oublié qui Il était. Tel doit être aussi notre objectif. Vous êtes un enfant précieux et bien-aimé de Dieu. Vous êtes comblé de grâce et de miséricorde. Vous avez un besoin pressant de la miséricorde de Dieu. Vous êtes pardonné chaque fois que vous vous repentez sincèrement. Dieu vous aime, et aucun mensonge du Mauvais ne changera jamais cela. Recherchez aujourd’hui la vertu d’humilité, car c’est par elle que nous perçons à jour les nombreux mensonges à notre sujet et que nous nous voyons tels que nous sommes, tels que Dieu nous voit. L’humilité de notre Seigneur était parfaite ; cherchons à L’imiter plus pleinement.
Mon humble Seigneur, Tu connaissais Ton identité et Tu n’as jamais laissé les mensonges subtils du Mauvais T’affecter. Je T’en prie, aide-moi à me souvenir de qui je suis en tant que Ton enfant. Puissé-je ne me voir que tel que Tu me vois et m’aimer comme Tu m’aimes. Libère-moi de tout mensonge, de l’apitoiement sur moi-même, du doute et du désespoir. Jésus, j’ai confiance en Toi.
Voir aussi : Treizième jour : 40 jours au pied de la Croix
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