Jeudi de la première semaine de Carême
Sur la Croix, l’une des dernières paroles de Jésus avant de mourir fut : « J’ai soif. » Comme sainte Mère Teresa de Calcutta l’a si souvent souligné, cette soif était celle de votre âme. Il ne fait aucun doute que cette soif du salut de chaque âme est née dans l’âme humaine de Jésus dès l’instant de l’Incarnation. Mais c’est tout particulièrement au désert que la soif humaine de Jésus s’est mêlée à Son désir divin d’apporter le salut à tous.
Lorsque nous avons soif, notre corps nous signale un besoin d’hydratation. Il lui manque quelque chose qu’il faut lui apporter. Alors que notre Seigneur éprouvait au désert une profonde soif physique, un besoin d’eau, nous pouvons être certains que cette soif physique n’était pour Lui qu’un petit rappel humain de Sa soif divine des âmes.
Essayez d’imaginer Jésus acceptant d’éprouver la soif physique au désert. Bien que cette soif physique ne dût pas aboutir à Sa mort au désert, elle devait finalement s’achever avec Sa mort, alors qu’Il avait soif sur la Croix. Cette soif spirituelle, que Sa soif physique au désert Lui rendait encore plus manifeste, est devenue la source de l’élan qui Le poussait à accomplir Sa mission de sauver chaque âme.
Parce que la soif de Jésus était spirituelle en sa profondeur, Il aurait trouvé une grande joie à ce que Son corps humain éprouve une aspiration semblable. Dans cette soif physique, toute aspiration humaine était unie à l’aspiration spirituelle d’étancher la soif de tous ceux que le péché avait laissés desséchés.
Méditez sur cette expérience humaine particulière de Jésus : Sa soif physique au désert. Ce faisant, méditez aussi sur Sa soif spirituelle, infiniment plus grande, de votre âme. Tout en Sa divinité, comme tout en Son humanité, aspire à ce que vous étanchiez Sa soif. Vous étanchez la soif de Jésus en venant à la foi et en Lui permettant de vous donner l’eau de la vie éternelle. Il a offert ce don d’une eau rafraîchissante depuis la Croix, alors que Sa soif était à son comble. Contemplez-Le assoiffé de vous, non seulement au désert, mais aussi dans ce cri poussé depuis la Croix. Étanchez Sa soif en Lui permettant d’étancher la vôtre.
Mon Seigneur assoiffé, Tu as non seulement laissé Ton esprit divin aspirer au salut de mon âme, mais Tu as aussi accepté d’éprouver cette soif dans Ton corps humain. Je ne pourrai jamais assez Te remercier pour la profondeur de Ton amour pour moi. Je choisis d’étancher Ta soif, Seigneur bien-aimé, en Te permettant de répandre sur mon âme desséchée les eaux de la vie éternelle. Jésus, j’ai confiance en Toi.
Voir aussi : Huitième jour : 40 jours au pied de la Croix
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