Dieu subit la mort
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Préparation avant la rencontre
Il convient de demander aux participants de lire le chapitre quatre du livre Ma foi catholique ! avant cette rencontre.
5 minutes – Accueil
Prévoyez une collation et un temps d’échange convivial à mesure que les participants arrivent. Veillez à la ponctualité et rassemblez tout le monde au plus tard cinq minutes après l’heure de début prévue.
5 minutes – Prière d’ouverture et Écriture sainte
Tous s’assoient en silence tandis que l’animateur commence par le signe de la croix, puis invite à un temps de silence de la manière suivante :
Recueillons-nous au moment de commencer ensemble cette étude de notre glorieuse foi catholique. « Seigneur, tandis que nous restons ici une minute en silence, aide chacun de nous à Te présenter ses questions, ses préoccupations, ses peurs et ses joies. Aide-nous, dans ce moment de silence, à être attentifs à Ta douce voix qui nous parle, nous guide et nous appelle à une foi plus profonde. »
Prenez environ une minute de silence, les yeux fermés, afin que chacun puisse confier à notre Seigneur ses soucis et ses préoccupations personnels.
L’animateur lit l’invitation suivante :
Méditons la Parole de Dieu. Réfléchissons à notre propre cheminement de foi à l’aide des questions suivantes : Est-ce que je crois ? Quelle est la profondeur de ma foi ? Suis-je disposé à laisser Dieu me parler ? Suis-je ouvert à la Parole de Dieu et prêt à laisser la vérité de Dieu pénétrer plus profondément en moi ? Suis-je prêt à laisser cette foi nouvelle changer ma vie ?
L’animateur de la séance lit dans un esprit de prière les passages suivants de l’Écriture, un à la fois, en observant une pause d’environ 30 secondes entre chaque verset :
Jean 2:13-20 : Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva dans l’enceinte du Temple des marchands de bœufs, de brebis et de colombes, ainsi que des changeurs qui y étaient assis. Il fit un fouet avec des cordes et les chassa tous de l’enceinte du Temple, avec les brebis et les bœufs ; Il répandit la monnaie des changeurs et renversa leurs tables. À ceux qui vendaient des colombes, Il dit : « Enlevez cela d’ici, et cessez de faire de la maison de Mon Père un marché. » Ses disciples se rappelèrent ces paroles de l’Écriture : « Le zèle pour ta maison me dévorera. » Alors les Juifs Lui dirent : « Quel signe peux-Tu nous montrer pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours Je le relèverai. » Les Juifs dirent : « Il a fallu quarante-six ans pour construire ce sanctuaire, et Toi, en trois jours, Tu le relèverais ? »
Matthieu 23:15-17: « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y êtes parvenus, vous en faites un fils de la géhenne deux fois pire que vous. « Malheur à vous, guides aveugles, qui dites : “Si l’on jure par le Temple, cela ne compte pas ; mais si l’on jure par l’or du Temple, on est tenu par son serment.” Insensés et aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus grand : l’or ou le Temple qui rend l’or sacré ?
Marc 15:12-47: Pilate leur répondit de nouveau : « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? » De nouveau, ils crièrent : « Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Pourquoi ? Quel mal a-t-il fait ? » Mais ils crièrent encore plus fort : « Crucifie-le ! » Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, le livra pour qu’il soit crucifié. Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le prétoire, et rassemblèrent toute la cohorte. Ils le revêtirent de pourpre et, ayant tressé une couronne d’épines, la lui posèrent sur la tête. Puis ils se mirent à le saluer : « Salut, roi des Juifs ! » Ils lui frappaient la tête avec un roseau et crachaient sur lui. Ils se mettaient à genoux devant lui pour lui rendre hommage. Après s’être moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau de pourpre, lui remirent ses vêtements et l’emmenèrent dehors pour le crucifier. Ils réquisitionnèrent, pour porter sa croix, un passant qui revenait des champs : Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus. Ils le conduisirent au lieu appelé Golgotha, ce qui se traduit par « lieu du Crâne ». Ils lui donnèrent du vin mêlé de myrrhe, mais il n’en prit pas. Puis ils le crucifièrent et se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun prendrait. Il était neuf heures du matin lorsqu’ils le crucifièrent. L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs. » Avec lui, ils crucifièrent deux insurgés, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête et disaient : « Ah ! Toi qui détruis le Temple et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même en descendant de la croix ! » De même, les grands prêtres et les scribes se moquaient de lui entre eux et disaient : « Il en a sauvé d’autres ; il ne peut pas se sauver lui-même ! Que le Messie, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions. » Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient eux aussi. À midi, les ténèbres se firent sur tout le pays jusqu’à trois heures de l’après-midi. Et à trois heures, Jésus cria d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », ce qui se traduit par : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Certains de ceux qui étaient là, en l’entendant, disaient : « Regardez, il appelle Élie. » L’un d’eux courut imbiber une éponge de vin, la fixa à un roseau et lui donna à boire en disant : « Attendez, voyons si Élie vient le descendre de là. » Jésus poussa un grand cri et expira. Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, du haut jusqu’en bas. Le centurion qui se tenait en face de lui, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! » Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le jeune et de José, et Salomé. Ces femmes l’avaient suivi lorsqu’il était en Galilée et le servaient. Il y avait aussi beaucoup d’autres femmes qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Le soir était déjà venu ; comme c’était le jour de la Préparation, la veille du sabbat, Joseph d’Arimathie, membre éminent du Conseil, qui attendait lui aussi le royaume de Dieu, arriva. Il eut le courage de se rendre auprès de Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort. Il fit appeler le centurion et lui demanda si Jésus était déjà mort. Après en avoir reçu confirmation du centurion, il accorda le corps à Joseph. Celui-ci acheta un linceul, descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui avait été creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau. Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient où on l’avait déposé.
L’animateur dit ensuite : Prenons un moment de silence pour méditer ces paroles. (une minute de silence)
L’animateur invite chacun soit à regarder un crucifix et à s’agenouiller, soit à fermer les yeux et à s’imaginer à genoux devant un crucifix, puis il récite la prière suivante :
Abaisse Ton regard sur moi, ô bon et doux Jésus,
tandis que je m’agenouille humblement devant Ta face et que,
l’âme brûlante,
je Te prie et Te supplie
de graver au plus profond de mon cœur de vifs sentiments
de foi, d’espérance et de charité ;
une véritable contrition de mes péchés
et un ferme propos de m’amender.Tandis que je contemple,
avec un grand amour et une tendre compassion,
Tes cinq plaies très précieuses,
les méditant au-dedans de moi
et me rappelant les paroles que David,
Ton prophète, T’adressait, ô mon Jésus :« Ils ont percé Mes mains et Mes pieds,
ils ont compté tous Mes os. »Amen.
Le temps de prière se termine par la profession commune du Symbole des Apôtres :
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ; et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie ; a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli. Il est descendu aux enfers ; le troisième jour est ressuscité des morts ; est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant ; d’où Il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l’Esprit Saint, à la sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.
45-50 minutes – Questions pour la discussion
Chaque personne doit être invitée à partager quelque chose ou à poser une question, si elle le souhaite, à propos des questions et des pistes de discussion ci-dessous. Abordez une seule question à la fois et donnez à chacun l’occasion de s’exprimer s’il le souhaite. Évitez qu’une ou deux personnes ne monopolisent la discussion. Faites un tour de table et n’ayez pas peur de partager ! Vos réflexions pourront aider quelqu’un d’autre à mieux comprendre les sujets abordés. Il se peut tout à fait que quelqu’un d’autre se pose la même question que vous. Certaines des questions ci-dessous vous inviteront à un partage personnel ; d’autres vous inviteront à partager avec les autres ce que vous avez lu au chapitre quatre. Le but est de permettre à chacun de s’exprimer personnellement, tout en veillant à ce que la foi de notre Église soit clairement exprimée et comprise par tous.
- L’amour, s’il est véritable, fait parfois souffrir. Jésus aimait parfaitement, mais il arrivait que Ses paroles blessent au plus profond du cœur. Les chefs religieux de l’époque, en particulier, étaient offensés par les paroles de vérité de Jésus et par Ses actes d’amour. Un jour, Jésus leur dit : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites… » Puis Il les qualifia de « guides aveugles » et d’« insensés aveugles ». Selon vous, que pensaient de Jésus les chefs religieux de l’époque ? Partagez vos réflexions. Pourquoi étaient-ils si irrités contre Lui ? Et pourquoi Jésus leur parlait-Il de cette manière ?
- Vous est-il déjà arrivé de vous sentir offensé par quelqu’un qui vous disait la vérité ? Y a-t-il eu un moment où votre orgueil a pris le dessus et où vous avez réagi sur la défensive ? N’hésitez pas à partager une expérience de ce genre qu’il vous semblerait bon d’évoquer, surtout si elle a été suivie d’une réconciliation.
- Qui était responsable de la mort de Jésus ? Certes, les chefs religieux de l’époque ont été les principaux instigateurs de la crucifixion. Mais la responsabilité va au-delà. Commençons par réfléchir à la manière dont nous pourrions considérer Jésus comme responsable de Sa propre mort, puisqu’Il l’a librement acceptée conformément à la volonté du Père. Partagez vos réflexions et votre compréhension de la manière dont Jésus a pleinement assumé la responsabilité de donner librement Sa vie.
- Il est également important de comprendre que nous sommes tous responsables de la mort de Jésus en raison de nos péchés. C’est le péché de désobéissance commis par Adam et Ève qui a entraîné la chute, mais chacun de nous pèche quotidiennement. Partagez avec les autres vos réflexions sur le fait d’être personnellement responsable de la mort de Jésus. Y avez-vous déjà pensé ? Que suscite cette pensée dans votre cœur ?
- La mort de Jésus a été, en définitive, un acte d’obéissance parfaite à la volonté du Père. Partagez vos réflexions sur ce qui a dû traverser l’esprit de Jésus lorsqu’Il a dit oui à cette crucifixion brutale par obéissance au Père.
- La clé du salut dans le Christ est d’être pleinement uni à Lui dans Sa mort. Ainsi, nous nous attachons à Lui et participons à Son triomphe sur la mort lorsqu’Il ressuscite. Partagez toute expérience où vous vous êtes attaché à Jésus dans Sa souffrance et Sa mort.
- Lorsque Jésus est mort, Il a été enseveli et est resté trois jours au tombeau. Échangez sur cette expérience et sur la signification de Son séjour au tombeau. Que se passait-il en ce Samedi saint ?
20 minutes – Réflexions finales et partage
Faites un tour de table et donnez à chacun la possibilité de partager ses dernières réflexions. Qu’est-ce qui a le plus marqué chacun d’entre vous ? Vous reste-t-il des questions ou des points obscurs que les autres pourraient vous aider à éclaircir ?
5 minutes – Prière de conclusion
La personne qui anime la rencontre commence par le signe de la croix et invite à une minute de silence, tous les yeux fermés. Chacun est invité à réfléchir à ce qui a été abordé ce soir (aujourd’hui), en particulier à ce qui l’a le plus marqué.
L’animateur prononce ensuite la prière suivante :
Dieu notre Père, nous Te remercions pour le don de Jésus, Ton Fils. Merci de L’avoir envoyé pour qu’Il assume notre nature humaine déchue. Jésus, mon Seigneur, merci de T’être uni à moi dans ma condition déchue et d’être devenu pour moi le chemin du retour vers le Père. Aide-moi à professer pleinement ma foi en Toi chaque jour.
Seigneur, aide-nous à toujours comprendre le don glorieux de Ta Croix. Aide-nous à voir en cette Croix le don de Ton amour parfait qui nous délivre de l’enchevêtrement du péché.
Jésus, je sais que Ta Croix est aussi une invitation à embrasser ma propre croix. Aide-moi à le faire librement et de tout cœur, à l’imitation de Ta Croix. Jésus, j’ai confiance en Toi.
L’animateur invite ensuite toutes les personnes présentes à formuler leur propre prière de la manière suivante (remarque : cela peut se faire à voix haute, mais il peut être préférable de le faire en silence, à la discrétion de l’animateur) :
Présentons maintenant chacun nos préoccupations personnelles à notre Seigneur, avec la confiance qu’Il nous écoute et connaît tous nos besoins. Confions-Lui ces prières avec la pleine assurance qu’Il désire prendre les choses en main. (Prenez une minute de silence pour que chacun puisse parler à Dieu de ses besoins personnels pour cette nuit ou cette journée).
La personne qui anime invite ensuite chacun à conclure par le Notre Père, le Je vous salue Marie et le Gloire au Père.
Table des matières des séances d’étude
