Vingt et unième dimanche du temps ordinaire (année A)
Alors il ordonna strictement à ses disciples de ne dire à personne qu’il était le Messie. Matthieu 16:20
Cette phrase de l’Évangile d’aujourd’hui vient immédiatement après que Pierre a professé sa foi en Jésus comme Messie. Jésus, à Son tour, dit à Pierre qu’il est « pierre » et que, sur cette pierre, Il bâtira Son Église. Jésus poursuit en disant à Pierre qu’Il lui donnera les « clés du Royaume ». Puis Il demande à Pierre et aux autres disciples de garder Son identité dans le plus grand secret.
Pourquoi Jésus dirait-Il une telle chose ? Quelle est Son intention ? On pourrait penser que Jésus voudrait qu’ils partent annoncer à tous qu’Il est le Messie. Mais ce n’est pas ce qu’Il dit.
L’une des raisons de ce « secret messianique » est que Jésus ne veut pas que Son identité soit divulguée à la légère. Il veut plutôt que les gens en viennent à découvrir Sa véritable identité grâce au don puissant de la foi. Il veut qu’ils Le rencontrent, qu’ils s’ouvrent dans la prière à tout ce qu’Il dit, puis qu’ils reçoivent le don de la foi du Père qui est aux Cieux.
Cette manière de révéler Sa véritable identité souligne l’importance d’apprendre à connaître personnellement le Christ par la foi. Plus tard, après la mort de Jésus, Sa Résurrection et Son Ascension au ciel, les disciples sont appelés à partir annoncer ouvertement qui est Jésus. Mais tant que Jésus était avec eux, Son identité se révélait aux personnes à travers leur propre rencontre personnelle avec Lui.
Bien que nous soyons tous appelés, à notre époque, à proclamer le Christ ouvertement et continuellement, ce n’est toujours qu’à travers une rencontre personnelle que nous pouvons comprendre Sa véritable identité et y croire. Lorsque nous entendons parler de Lui, nous devons nous ouvrir à Sa présence divine : Il vient à nous et nous parle au plus profond de notre être. Lui, et Lui seul, peut nous « convaincre » de qui Il est. Il est le seul et unique Messie, le Fils du Dieu vivant, comme l’a professé saint Pierre. Nous devons parvenir à cette même conviction à travers notre rencontre personnelle avec Lui dans notre cœur.
Réfléchissez aujourd’hui à la profondeur de votre foi et de votre connaissance du Messie. Croyez-vous en Lui de toutes vos forces ? Avez-vous permis à Jésus de vous révéler Sa présence divine ? Cherchez à découvrir le « secret » de Sa véritable identité en écoutant le Père vous parler dans votre cœur. C’est là seulement que vous parviendrez à la foi au Fils de Dieu.
Seigneur, je crois vraiment que Tu es le Christ, le Messie, le Fils du Dieu vivant ! Viens en aide à mon manque de foi afin que je puisse en venir à croire en Toi et à T’aimer de tout mon être. Invite-moi, Seigneur bien-aimé, à entrer dans les profondeurs secrètes de Ton cœur, et permets-moi d’y reposer dans la foi avec Toi. Jésus, j’ai confiance en Toi.
Nous avons cru
Vingt et unième dimanche du temps ordinaire (année B)
À la suite de cela, beaucoup de ses disciples retournèrent à leur ancienne manière de vivre et ne l’accompagnaient plus. Jésus dit alors aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Maître, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous avons cru et nous sommes convaincus que tu es le Saint de Dieu. » Jean 6:66-69
À la suite de quoi ? À la suite de l’enseignement de Jésus sur l’Eucharistie, « beaucoup de ses disciples retournèrent à leur ancienne manière de vivre et ne l’accompagnaient plus ». L’Eucharistie était l’enseignement le plus profond et le plus beau que Jésus ait donné, mais, pour certains, c’était plus qu’ils ne pouvaient accepter. Beaucoup Le quittèrent donc. Mais ce passage révèle aussi la belle foi des Apôtres, en particulier celle de Pierre.
Tout d’abord, Jésus ne revient en aucune manière sur Son enseignement si beau et si profond au sujet de la sainte Eucharistie. Il maintient ce qu’Il a dit, à savoir que « si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous » (Jean 6:53). Il poursuit en disant : « En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jean 6:55).
Jésus se tourne ensuite vers Ses disciples et leur laisse la liberté d’accepter ou de rejeter ce qu’Il vient d’enseigner. Cette liberté qu’Il leur donne est essentielle pour qu’ils entrent dans une foi authentique. Si Jésus avait fait pression sur les disciples ou les avait manipulés, il leur aurait été difficile de choisir librement de L’accueillir, Lui et tout ce qu’Il enseignait.
Il en va de même pour nous. Jésus n’exige pas que nous Le suivions. Il ne nous forcera pas à croire et ne nous y amènera pas par la manipulation. Il ne fera pas pression sur nous. Au contraire, Jésus S’offre Lui-même, nous propose Ses enseignements et nous invite à croire.
C’est dans ce contexte que Pierre fait une profonde profession de foi : « Maître, à qui irions-nous ? » Autrement dit, Pierre disait : « Seigneur, même si cet enseignement est difficile, même s’il est impopulaire de Te suivre, et même si nous devons souffrir, être rejetés, être incompris… Tu es le meilleur choix. » Réfléchissez-y. Quel autre choix pourrait seulement se comparer à celui d’accueillir les enseignements de Jésus dans toute leur plénitude et leur profondeur ? Vaut-il mieux n’accepter qu’une partie de ce qu’Il dit ? Agir ainsi est une manière de Le rejeter.
Pierre nous donne le témoignage d’un homme qui en est venu à croire qu’il n’y a qu’un seul bon choix dans la vie. Ce choix consiste à suivre Jésus quoi qu’il arrive. Rien dans la vie ne mérite d’être préféré au Christ. Nous devrions nous efforcer de découvrir cette vérité : Il est le seul qui mérite d’être choisi.
Méditez aujourd’hui ces paroles de Pierre : « Seigneur, à qui irions-nous ? » Jésus est Dieu, le Messie et le Sauveur. Il a les paroles de la vie éternelle. Il est la meilleure « option » à choisir. Prononcez ces paroles de Pierre et, en les prononçant, prenez la décision de Le choisir, quelle que soit la popularité de ce choix et que d’autres le fassent ou non. Se laisser porter par le courant nous entraîne sur le mauvais cours d’eau. Faire le bon choix nous établit sur un terrain solide.
Mon Seigneur et mon Messie, je n’ai nulle part où aller sinon vers Toi et sur Ton chemin. Tu es le Seigneur de tous et Tu es le Messie. Je Te choisis et j’accepte tout ce que Tu as enseigné. Jésus, j’ai confiance en Toi.
La porte étroite
Vingt et unième dimanche du temps ordinaire (année C)
« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer, mais n’en auront pas la force. » Luc 13:24
Que nous dit cette phrase ? Elle révèle que nous ne pouvons pas entrer au ciel par notre propre volonté ni par nos propres efforts. De plus, elle nous dit que, même si certains essaieront de parvenir au ciel par leurs propres efforts, cette démarche n’aboutira pas. Lorsqu’ils rencontreront notre Seigneur après la mort, ils seront surpris de ne pas faire partie de Son Royaume.
Cette déclaration claire et quelque peu saisissante de notre Seigneur devrait vous amener à prendre du recul et à regarder votre vie, afin d’examiner sincèrement et humblement le chemin que vous suivez. La franchise et la clarté avec lesquelles Jésus parle de cette expérience que certains vivront réellement devraient vous aider à ouvrir les yeux, afin d’examiner honnêtement s’Il parle de vous.
Il faut parfois une véritable humilité pour regarder la vérité en face et reconnaître si nous cherchons à compter davantage sur nous-mêmes que sur le Christ. La « porte étroite » est celle par laquelle entrent les humbles. L’orgueil et la suffisance nous conduisent à tenter de tracer notre propre chemin vers le ciel. Mais ce chemin n’est jamais le bon.
Entrer par la « porte étroite » signifie aussi écouter Dieu. Lui, le divin Pasteur, ne cesse de nous appeler avec douceur. Ce n’est qu’en étant attentifs à Sa voix que nous saurons où Il nous conduit. Alors seulement, nous découvrirons le chemin qui passe par l’unique porte étroite.
Méditez aujourd’hui sur ce moment où vous rencontrerez notre Seigneur face à face. Comment se déroulera cette rencontre ? Vous accueillera-t-Il à bras ouverts en disant : « Très bien, bon et fidèle serviteur, entre dans ta récompense » ? Ou bien vous dira-t-Il : « Je ne vous connais pas » ? C’est maintenant qu’il vous faut regarder honnêtement votre vie de foi, en vous efforçant de compter uniquement sur la force de notre divin Seigneur.
Seigneur, je désire vraiment entrer par la porte étroite. Je choisis de suivre Ta douce voix, qui me conduit au Ciel. Aide-moi à rester humble dans la vie, en me dépouillant de tout ce qui m’amène à compter sur moi-même. Puissé-je ne compter que sur Toi, Seigneur bien-aimé, et Te faire confiance en toutes choses. Jésus, j’ai confiance en Toi.
Une réprimande publique de Jésus
Lundi de la vingt et unième semaine du Temps ordinaire
Jésus dit aux foules et à ses disciples : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Vous fermez aux hommes le royaume des Cieux. Vous n’y entrez pas vous-mêmes et vous ne laissez pas entrer ceux qui cherchent à y entrer. » Matthieu 23:13
Dans ce chapitre de l’Évangile selon saint Matthieu, Jésus adresse sept fois de suite aux scribes et aux pharisiens cette sévère réprimande : « Malheureux êtes-vous… » Il les appelle aussi « guides aveugles », « hypocrites », « sépulcres blanchis », « serpents », « engeance de vipères » et « meurtriers ». Jésus ne pourrait exprimer plus clairement la fermeté et la sévérité avec lesquelles Il réprimande ces chefs religieux.
Pourquoi Jésus est-Il si sévère envers les scribes et les pharisiens ? Parce qu’ils commettent l’un des maux les plus graves qui soient : ils égarent les gens au nom de Dieu. Rien ne pourrait être pire.
Malheureusement, les scribes et les pharisiens ne voient peut-être pas les choses ainsi. Mais c’est précisément l’une des principales raisons pour lesquelles Jésus reprend ces chefs religieux avec tant de vigueur en public. Cette réprimande sévère est de Sa part un acte de miséricorde, car les scribes et les pharisiens ont besoin de plus qu’une simple invitation au repentir. Ils ont besoin que leur malveillance perverse soit mise devant leurs yeux de manière claire et sans équivoque. Et elle doit être mise au jour pour eux, mais aussi pour que les autres la voient. Jésus ne prononce pas cette réprimande sous l’effet d’une colère irrationnelle ou de la haine ; Il la prononce au contraire dans l’espoir que ces vérités pénètrent en eux et qu’ils se repentent.
Méditez aujourd’hui sur deux leçons importantes à tirer de ces réprimandes. Tout d’abord, demandez-vous si vous êtes aux prises avec ces péchés odieux qui consistent à se croire juste. Prenez-vous des dehors religieux tout en manquant de véritable miséricorde ? Ensuite, sachez que, parfois, la chose la plus aimante que vous puissiez faire pour quelqu’un est de le réprimander. Soyez prudent en cela et assurez-vous que toute réprimande que vous adressez vient véritablement du Seigneur. N’hésitez pas à le faire lorsque, avec une conscience bien formée, vous discernez que cela vient de Dieu. Ce peut être le meilleur moyen de ramener au Christ un pécheur de cette sorte.
Seigneur, lorsque je tombe dans le terrible péché qui consiste à me croire irréprochable et à m’enorgueillir, je T’en prie, rends-moi humble et reprends-moi au plus profond de mon être. Aide-moi à toujours répondre à ces saintes réprimandes en me repentant véritablement de mes péchés. Aide-moi aussi à dire avec charité la vérité à ceux qui ont besoin de l’entendre pour leur propre bien. Accorde-moi sagesse, courage et miséricorde dans la vie, afin que je puisse être un instrument pour aider tous les pécheurs à revenir à Toi. Jésus, j’ai confiance en Toi.
Purifiez d’abord l’intérieur
Mardi de la vingt et unième semaine du temps ordinaire
« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur ils sont pleins de rapine et d’intempérance. Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe, afin que l’extérieur aussi devienne pur. » Matthieu 23:25-26
Bien que ces paroles très directes de Jésus puissent paraître sévères, ce sont véritablement des paroles de miséricorde. Ce sont des paroles de miséricorde parce que Jésus met tout en œuvre pour aider les pharisiens à comprendre qu’ils doivent se repentir et purifier leur cœur. Même si les premiers mots, « Malheureux êtes-vous », peuvent nous frapper, le véritable message que nous devrions entendre est : « Purifie d’abord l’intérieur. »
Ce passage révèle que l’on peut se trouver dans l’une de ces deux situations. Tout d’abord, il est possible que notre intérieur soit rempli de « rapine et d’intempérance », tandis que notre extérieur donne une apparence de pureté et de sainteté. Tel était le problème des pharisiens. Ils se préoccupaient beaucoup de leur apparence extérieure, mais se souciaient peu de leur intérieur. C’est là un problème.
Deuxièmement, les paroles de Jésus révèlent que l’idéal est de commencer par une purification intérieure. Une fois celle-ci accomplie, elle a pour effet de rendre aussi l’extérieur pur et rayonnant. Pensez à la personne qui se trouve dans cette seconde disposition, celle qui est d’abord purifiée intérieurement. Cette personne est une source d’inspiration et une belle âme. Et ce qui est beau, c’est que, lorsque le cœur est authentiquement purifié, cette beauté intérieure ne peut rester cachée au-dedans. Elle doit rayonner, et les autres le remarqueront.
Méditez aujourd’hui sur la facilité avec laquelle la beauté de votre vie intérieure rayonne. Les autres la voient-ils ? Votre cœur rayonne-t-il ? Êtes-vous rayonnant ? Si ce n’est pas le cas, peut-être avez-vous, vous aussi, besoin d’entendre ces paroles que Jésus a adressées aux pharisiens. Peut-être avez-vous également besoin d’être repris par amour et par miséricorde, afin d’être incité à laisser Jésus entrer en vous et y accomplir une puissante œuvre de purification.
Seigneur, je T’en prie, viens dans mon cœur et purifie-moi entièrement. Purifie-moi et fais que cette pureté et cette sainteté rayonnent au-dehors avec éclat. Jésus, j’ai confiance en Toi.
L’honnêteté envers vous-même
Mercredi de la vingt et unième semaine du Temps ordinaire
Jésus dit : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux à l’extérieur, mais qui, à l’intérieur, sont remplis d’ossements de morts et de toutes sortes d’impuretés. Ainsi, à l’extérieur, vous paraissez justes, mais à l’intérieur vous êtes remplis d’hypocrisie et d’iniquité. » Matthieu 23:27-28
Aïe ! Une fois encore, Jésus s’adresse aux pharisiens de manière exceptionnellement directe. Il ne ménage absolument pas Ses paroles pour les condamner. Ils sont décrits à la fois comme « blanchis à la chaux » et comme des « tombeaux ». Ils sont blanchis à la chaux en ce sens qu’ils font tout leur possible pour paraître saints extérieurement. Ils sont des tombeaux en ce sens que la souillure du péché et la mort habitent en eux. Il est difficile d’imaginer comment Jésus aurait pu être plus direct et plus sévère dans Sa condamnation à leur égard.
Cela nous montre notamment que Jésus est un homme d’une parfaite honnêteté. Il dit les choses telles qu’elles sont et ne mâche pas Ses mots. Il ne fait pas non plus de faux compliments et ne prétend pas que tout va bien quand ce n’est pas le cas.
Et vous ? Êtes-vous capable d’agir en toute honnêteté ? Non, il ne nous appartient pas de faire ce que Jésus a fait et de condamner les autres, mais nous devrions tirer les leçons des actes de Jésus et les appliquer à nous-mêmes ! Êtes-vous prêt et disposé à regarder votre propre vie et à la reconnaître telle qu’elle est ? Êtes-vous prêt et disposé à être honnête avec vous-même et avec Dieu au sujet de l’état de votre âme ? Le problème, c’est que, bien souvent, nous ne le sommes pas. Bien souvent, nous continuons simplement à faire comme si tout allait bien, en ignorant les « ossements de morts et toutes sortes de souillures » qui se cachent en nous. Ce n’est pas beau à voir, et ce n’est pas facile à admettre.
Alors, encore une fois, qu’en est-il de vous ? Pouvez-vous porter un regard honnête sur votre propre âme et nommer ce que vous y voyez ? Espérons que vous y verrez de la bonté et de la vertu, et que vous vous en réjouirez. Mais vous pouvez être certain que vous y verrez aussi du péché. Espérons que ce ne sera pas au point d’y trouver « toutes sortes de souillures », comme chez les pharisiens. Néanmoins, si vous êtes honnête, vous verrez quelques souillures dont il faut vous purifier.
Réfléchissez aujourd’hui à votre disposition à 1) nommer honnêtement les impuretés et le péché présents dans votre vie et à 2) vous efforcer sincèrement de les surmonter. N’attendez pas que Jésus soit poussé à s’écrier : « Malheur à vous ! »
Seigneur d’une parfaite droiture, aide-moi à porter chaque jour un regard honnête sur ma propre vie. Aide-moi à voir non seulement les bonnes vertus que Tu as formées en moi, mais aussi la souillure qui s’y trouve à cause de mon péché. Puissé-je chercher à être purifié de ce péché afin de pouvoir T’aimer plus pleinement. Jésus, j’ai confiance en Toi.
Jésus vient !
Jeudi de la vingt et unième semaine du temps ordinaire
« Veillez ! Car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. » Matthieu 24:42
Et si ce jour était aujourd’hui ?! Et si vous saviez qu’aujourd’hui est le jour où notre Seigneur reviendra sur terre dans toute Sa splendeur et Sa gloire pour juger les vivants et les morts ? Agiriez-vous différemment ? Très probablement, nous le ferions tous. Nous contacterions sans doute le plus de personnes possible pour les informer du retour imminent du Seigneur, nous irions nous confesser, puis nous passerions la journée en prière.
Mais quelle serait la réponse idéale à une telle question ? Si, par une révélation particulière de Dieu, vous appreniez qu’aujourd’hui est le jour où le Seigneur reviendra, quelle serait la réponse idéale ? Certains ont suggéré que la réponse idéale serait de vaquer à vos occupations comme n’importe quel autre jour. Pourquoi ? Parce que, dans l’idéal, nous vivons tous chaque jour comme si c’était le dernier et nous prêtons chaque jour attention au passage de l’Écriture cité plus haut. Nous nous efforçons, chaque jour, de « veiller » et d’être prêts à tout moment au retour de notre Seigneur. Si nous faisons vraiment nôtre ce passage de l’Écriture, alors peu importe que Son retour ait lieu aujourd’hui, demain, l’année prochaine ou dans bien des années.
Mais cet appel à « veiller » ne concerne pas seulement la venue finale et glorieuse du Christ. Il concerne aussi chaque instant de chaque jour où notre Seigneur vient à nous par la grâce. Il concerne chaque mouvement de Son amour et de Sa miséricorde dans nos cœurs et nos âmes. Il concerne Ses doux murmures incessants qui nous appellent à nous rapprocher de Lui.
Êtes-vous attentifs à Lui lorsqu’Il vient à vous de ces manières chaque jour ? Êtes-vous attentifs aux innombrables façons dont Il cherche à entrer plus pleinement dans votre vie ? Bien que nous ne sachions pas quel jour notre Seigneur viendra dans Sa victoire finale, nous savons que chaque jour et chaque instant de chaque journée sont un moment de Sa venue par la grâce. Soyez à Son écoute, soyez attentifs, soyez vigilants et veillez !
Seigneur de toute grâce, aide-moi à rechercher Ta voix et à être attentif à Ta présence dans ma vie. Puissé-je sans cesse veiller et être prêt à T’entendre lorsque Tu appelles. Jésus, j’ai confiance en Toi.
L’huile de la charité
Vendredi de la vingt et unième semaine du temps ordinaire
« “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” Mais il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” » Matthieu 25:11b-12
Quelle expérience effrayante, qui donnerait à réfléchir ! Ce passage est tiré de la parabole des dix vierges. Cinq d’entre elles étaient prêtes à rencontrer notre Seigneur, et les cinq autres ne l’étaient pas. Lorsque le Seigneur arriva, les cinq vierges insensées étaient parties chercher davantage d’huile pour leurs lampes et, à leur retour, la porte de la salle du festin était déjà fermée à clé. Le passage ci-dessus révèle ce qui se produisit ensuite.
Jésus raconte cette parabole, entre autres, pour nous réveiller. Nous devons être prêts à L’accueillir chaque jour. Et comment nous assurer que nous sommes prêts ? Nous le sommes lorsque nous avons de l’« huile » en abondance pour nos lampes. L’huile représente tout particulièrement la charité dans notre vie. La question toute simple à méditer est donc celle-ci : « Y a-t-il de la charité dans ma vie ? »
La charité est bien plus qu’un simple amour humain. Par « amour humain », nous entendons une émotion, un sentiment, une attirance, etc. Nous pouvons éprouver cela à l’égard d’une autre personne, d’une activité ou de bien des choses dans la vie. Nous pouvons « aimer » faire du sport ou regarder des films, par exemple.
Mais la charité est tellement plus que cela. La charité signifie que nous aimons avec le cœur du Christ. Elle signifie que Jésus a placé dans notre cœur Son propre cœur miséricordieux et que nous aimons de Son amour. La charité est un don de Dieu qui nous permet d’aller vers les autres et de prendre soin d’eux d’une manière qui dépasse de loin nos propres capacités. La charité est l’action divine dans notre vie, et elle est nécessaire si nous voulons être accueillis au festin du Ciel.
Réfléchissez aujourd’hui à ceci : pouvez-vous, ou non, voir le cœur de Jésus vivant dans votre propre cœur ? Pouvez-vous Le voir agir en vous, vous poussant à aller vers les autres, même lorsque c’est difficile ? Vos paroles et vos actes aident-ils les autres à grandir dans la sainteté de vie ? Dieu agit-Il en vous et à travers vous pour faire changer les choses dans le monde ? Si la réponse à ces questions est « oui », alors la charité est certainement vivante dans votre vie.
Seigneur d’un amour parfait, fais de mon cœur une demeure digne de Ton propre cœur divin. Que mon cœur batte de Ton amour et que mes paroles et mes actes participent à Ta parfaite sollicitude pour les autres. Jésus, j’ai confiance en Toi.
Partager la joie du Maître
Samedi de la vingt et unième semaine du temps ordinaire
« Son maître lui dit : “Très bien, mon bon et fidèle serviteur. Puisque tu as été fidèle dans les petites choses, je te confierai de grandes responsabilités. Viens partager la joie de ton maître.” » Matthieu 25:23
Ce récit porte sur deux choses. Tout d’abord, il parle de la fidélité à laquelle nous sommes appelés en cette vie, au service de la volonté de Dieu. Ensuite, il contient la promesse de la fidélité de Jésus envers nous en retour, tant ici-bas que, finalement, lorsque nous Le rencontrerons à l’heure de notre mort.
Quelle bénédiction ce serait d’entendre Jésus nous adresser ces paroles au terme de notre vie ici-bas : « Très bien, serviteur bon et fidèle… entre dans la joie de ton seigneur. » Cela soulève une question : si vous deviez mourir aujourd’hui, que vous dirait notre Seigneur ? Si vous n’avez pas d’emblée la ferme confiance que, dans Sa miséricorde, Il vous adresserait ces paroles, alors aujourd’hui est un bon jour pour apporter quelques changements à votre vie.
Une bonne pratique spirituelle consiste à vivre cette journée de manière à nous préparer consciemment à cette glorieuse rencontre avec Jésus. Quelles « responsabilités » vous a-t-Il confiées en cette vie, et qu’en faites-vous ? Cherchez-vous à mettre tous vos dons au service de l’Évangile et du rayonnement de la charité ? Vous appliquez-vous à vous donner à Dieu et à Sa sainte volonté ? Espérons que votre réponse ne comporte aucune hésitation. Si vous hésitez, c’est un signe que Dieu attend peut-être davantage de vous, ici et maintenant.
L’une des plus grandes difficultés auxquelles nous pouvons être confrontés en ce monde est la tentation de rechercher une satisfaction mondaine ici et maintenant, au détriment du trésor que nous pourrions amasser au Ciel. Mais pourquoi ? Pourquoi rechercher une satisfaction passagère et superficielle ici et maintenant, au risque de perdre la joie éternelle ?
Réfléchissez aujourd’hui au but ultime que vous devriez avoir dans la vie : être pleinement prêts à cette glorieuse rencontre avec notre Seigneur lorsque vous passerez de cette vie à l’autre. Le Ciel peut vous sembler un peu impalpable pour le moment, mais lorsque viendra l’heure de rencontrer Jésus face à face, il n’aura plus rien d’impalpable. Au contraire, vous prendrez immédiatement conscience de chaque détail de votre vie ici-bas. Votre fidélité, jour après jour, ou votre manque de fidélité, jour après jour, deviendra soit la source de votre joie éternelle, soit la source d’un regret éternel.
Seigneur, aide-moi à garder les yeux fixés sur Toi et sur Ta sainte volonté. Libère-moi des objectifs égoïstes et passagers de cette vie, afin que je puisse chercher à Te servir uniquement de la manière qui réjouit Ton cœur. Aide-moi à garder les yeux fixés sur le Ciel et à me préparer chaque jour à cette rencontre éternelle avec Toi. Jésus, j’ai confiance en Toi.
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