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Quatrième semaine du Temps ordinaire

Les 4 volumes sont disponibles aux formats broché & numérique !

Table des matières

Le chemin vers la perfection

Quatrième dimanche du Temps ordinaire (année A)

Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Il se mit à les enseigner en disant : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. » Matthieu 5:1–3

Le Sermon sur la montagne commence par la lecture d’aujourd’hui, au chapitre cinq de l’Évangile selon saint Matthieu, et se poursuit jusqu’au chapitre sept. Ce magnifique sermon nous présente de nombreux enseignements bien connus de Jésus, tels que les Béatitudes, le Notre Père et la règle d’or. Jésus commence Son sermon en gravissant une montagne et en s’asseyant. On pense que cette montagne se situe juste au nord de la mer de Galilée, à quelques kilomètres seulement de Capharnaüm, où Jésus séjournait souvent durant Son ministère public. L’Évangile d’aujourd’hui nous présente l’appel glorieux et très élevé des Béatitudes. Cet enseignement sur les Béatitudes prépare le terrain aux nombreuses autres leçons que Jésus a données.

Les Béatitudes constituent assurément un enseignement moral, mais leurs leçons diffèrent de bien des enseignements moraux auxquels les gens étaient habitués. Jusqu’alors, la morale était principalement perçue comme une liste de pratiques interdites. « Tu ne feras pas… » en était la tonalité générale. Les Béatitudes, en revanche, élèvent la morale à un niveau bien supérieur. Dans ce nouvel enseignement, Jésus ne commençait pas par ce qui était interdit ou par ce qui constituait une transgression de la Loi de Dieu. Il expliquait plutôt que tendre vers ces idéaux conduisait à la plus grande plénitude de vie. La morale n’était pas seulement une liste d’interdits à respecter. Dans son essence, elle était désormais présentée par notre Seigneur comme un glorieux chemin vers la perfection. Ce chemin avait pour aboutissement l’entrée dans le Royaume des Cieux.

Lorsque vous considérez la vie morale, quel regard portez-vous sur elle ? Y voyez-vous surtout une liste de choses que vous ne pouvez pas faire ? Ou y voyez-vous une ascension vers les sommets de la véritable sainteté et de la plénitude ? La vie chrétienne nous interdit assurément de nous livrer à de nombreuses formes de péché et de transgresser la Loi de Dieu. Mais si nous ne comprenons pas que la forme la plus élevée de la morale nous est donnée pour nous conduire à la plénitude au plus profond de notre être, nous risquons facilement de nous décourager devant notre vocation.

Méditez aujourd’hui sur Jésus qui vous appelle à Le suivre sur la montagne des Béatitudes. Pour cela, commencez par envisager ce chemin d’un point de vue physique. Il aurait été bien plus facile, pour les premiers auditeurs de ce sermon, de rester simplement à Capharnaüm, allongés à table, à écouter Jésus parler. Mais l’ascension physique de la montagne nous éclaire sur la vocation élevée de la vie morale. Elle exige des efforts et de la détermination. À partir de là, essayez de vous imaginer en train d’écouter Jésus prêcher. Rappelez-vous que la vie chrétienne est une vie de perfection en toute chose. Telle est notre vocation. Mais le fruit de la perfection est cette plénitude à laquelle Dieu veut nous faire participer. La vie facile du péché nous laisse desséchés et intérieurement morts, tandis que le difficile chemin vers la perfection nous conduit à la plénitude la plus profonde que nous puissions jamais atteindre. Engagez-vous sur ce chemin sans hésiter en cours de route, et vous aussi, vous recevrez en récompense le Royaume des Cieux.

Seigneur de perfection, Tu m’appelles à cheminer avec Toi sur la haute montagne de la sainteté. Puissé-je toujours voir ce chemin comme un chemin glorieux qui conduit à la plénitude. Je choisis la vie de perfection à laquelle je suis appelé et je Te prie de me garder toujours ouvert aux vérités morales les plus profondes que Tu désires me voir vivre. Jésus, j’ai confiance en Toi !


Les subtilités de la grâce

Quatrième dimanche du Temps ordinaire (année B)

Dans leur synagogue se trouvait un homme possédé par un esprit impur ; il se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu ! » Jésus le menaça en disant : « Tais-toi ! Sors de cet homme ! » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Marc 1:23–26

Il est intéressant de remarquer que cet esprit impur sait immédiatement qui est Jésus. C’est parce que, lorsque deux réalités s’opposent, chacune fait très nettement ressortir l’autre. Par exemple, le noir se distingue le plus clairement lorsqu’il est placé devant quelque chose de blanc. De même, on perçoit davantage la chaleur de quelque chose après avoir éprouvé un froid intense. Et un bruit fort est particulièrement saisissant lorsque l’on est assis en silence. Il en va de même pour Jésus et le mal. Jésus, le Saint de Dieu, se révèle le plus clairement lorsqu’Il entre en contact avec un esprit impur.

Ce fait nous apporte de précieux éclairages sur notre chemin vers les sommets de la sainteté. Bien souvent, lorsqu’une personne vit une conversion profonde qui la transforme, c’est parce qu’elle menait auparavant une vie de péché. Quand une personne qui vit dans le péché rencontre la grâce salvifique de Dieu, cela se remarque nettement. Et c’est une bonne chose.

Mais nous pouvons aussi en tirer un autre enseignement spirituel. Pour prolonger l’analogie, il est également vrai que, lorsque l’on place du noir à côté de quelque chose de bleu foncé, ou que l’on touche quelque chose de chaud après avoir tenu quelque chose de bien tiède, la différence se remarque moins. Il en va de même dans la vie spirituelle. Lorsque nous nous efforçons de parvenir à une véritable sainteté de vie et que nous vivons déjà les nombreuses vertus auxquelles nous sommes appelés, le pas suivant qui nous rapproche de Dieu peut être beaucoup moins perceptible. Ainsi, chez une personne qui s’efforce déjà d’atteindre la perfection, les progrès dans la perfection seront très subtils. Et cela aussi est une bonne chose.

Il est important de le comprendre, car il arrive qu’une personne ayant vécu une conversion profonde plus tôt dans sa vie veuille retrouver ce qu’elle avait éprouvé au moment de sa conversion initiale. Mais tel ne devrait pas être notre but. Nous devrions plutôt nous efforcer sans cesse d’accueillir ces changements plus subtils qui nous font passer d’une vie de sainteté à une sainteté plus grande encore. Dans ce cas, si vous ne percevez pas en vous de contraste marqué entre vos expériences spirituelles, c’est peut-être simplement parce que vous n’avez pas de péchés graves à surmonter. Ainsi, l’idéal pour tout chrétien est de parvenir à vivre des expériences spirituelles moins contrastées, plus douces et plus subtiles, tandis que notre Seigneur continue de vous perfectionner avec douceur de bien des manières.

Réfléchissez aujourd’hui à votre propre cheminement spirituel vers la sainteté. Si vous constatez la présence de péchés graves dans votre vie, sachez que Dieu veut vous libérer en profondeur et vous conduire à une conversion radicale. Si vous ne voyez pas de péchés graves dans votre vie et si vous vous efforcez déjà chaque jour de devenir saint, alors réjouissez-vous si vos consolations spirituelles et les communications que vous recevez de Dieu sont beaucoup plus subtiles et, parfois, imperceptibles. Continuez à travailler à votre perfection et réjouissez-vous d’être sur le bon chemin.

Seigneur de toute sainteté, continue, je T’en prie, à m’attirer vers la vie de perfection. Aide-moi à grandir dans toutes les vertus et à demeurer toujours attentif à chaque don de grâce qui m’est accordé. Aide-moi tout particulièrement à être attentif à chaque grâce, si petite et subtile soit-elle, et à répondre à ces grâces avec un cœur vraiment ouvert et reconnaissant. Jésus, j’ai confiance en Toi !


Le miracle de la foi

Quatrième dimanche du Temps ordinaire (année C)

En entendant cela, tous, dans la synagogue, furent remplis de fureur. Ils se levèrent, le chassèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’au bord de l’escarpement sur lequel leur ville avait été bâtie, pour le précipiter en bas. Mais Jésus, passant au milieu d’eux, allait son chemin. Luc 4:28–30

L’Évangile d’aujourd’hui se termine bien différemment de la manière dont il a commencé. Au début, nous lisons que « tous disaient du bien de lui et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche ». Mais lorsque Jésus eut fini de parler dans la synagogue, les gens tentèrent de Le tuer. Avant cet épisode, Jésus avait prêché à Capharnaüm et y avait accompli de nombreux miracles. Beaucoup de gens à Capharnaüm louaient Jésus et avaient mis leur foi en Lui ; toute la ville parlait de Lui. Aussi, lorsqu’Il revint à Nazareth, Sa ville d’origine, les habitants étaient très curieux à Son sujet et L’accueillirent d’abord favorablement. Mais leur intérêt initial ne venait pas de la foi : il venait de la curiosité. Ils voulaient voir quelques miracles de Jésus, mais Jésus refusa, car Il savait qu’ils n’avaient pas foi en Lui. Au lieu de cela, Jésus leur adressa des reproches. Et dès qu’Il le fit, ils furent remplis de fureur.

Les miracles de Jésus étaient réels. Il guérissait les malades et les boiteux, ressuscitait les morts, chassait les démons et parlait avec une autorité nouvelle et manifeste. Mais Jésus pouvait aussi lire dans les âmes. Il savait quand ceux à qui Il prêchait étaient ouverts et quand ils ne l’étaient pas. Lorsqu’ils étaient ouverts au don de la foi, Il nourrissait cette foi par la force convaincante des miracles, afin de l’approfondir. Mais lorsqu’ils n’étaient pas ouverts au don de la foi, un miracle n’avait aucune utilité.

Il en va de même dans nos vies. Bien que les miracles d’ordre physique soient rares aujourd’hui, ils se produisent bel et bien. Mais ce qui importe bien davantage que les miracles physiques, c’est la foi que nous avons ou que nous n’avons pas. Si votre cœur est vraiment ouvert à notre Seigneur, Il accomplira des miracles dans votre vie. Plus précisément, Il vous transformera intérieurement, vous libérera du péché, vous fortifiera pour que vous mettiez en œuvre Sa mission et vous accordera d’innombrables vertus. Lorsque cela se produit, c’est véritablement miraculeux ! L’action transformatrice et salvifique de Dieu est réelle et glorieuse, et nous devrions toujours nous réjouir lorsque ces bénédictions nous sont accordées. Et même si nous pouvons tous être parfois curieux de voir de véritables miracles physiques, nous devons comprendre que le don de la foi, qui nous est accordé pour nous transformer intérieurement, a pour nous une valeur bien plus grande.

Réfléchissez aujourd’hui : ressemblez-vous davantage aux habitants de Capharnaüm ou à ceux de Nazareth ? Êtes-vous simplement curieux au sujet de Jésus, espérant qu’Il vous donne quelque preuve de Sa puissance miraculeuse ? Ou bien votre cœur Lui est-il vraiment ouvert, cherchant à grandir dans le don bien plus important de la foi et de la transformation intérieure ? Recherchez le don de la foi, et vous verrez Jésus accomplir en vous des choses véritablement miraculeuses.

Mon Seigneur qui accomplis des miracles, ouvre, je T’en prie, mon esprit et mon cœur afin que je T’écoute, que je croie en Toi et que je Te donne ma vie. Tandis que je le fais, transforme-moi intérieurement, en approfondissant ma foi en Toi et en m’affermissant sur le chemin de la sainteté véritable et de la conversion. Jésus, j’ai confiance en Toi !


Ne désespérez jamais de personne

Lundi de la quatrième semaine du temps ordinaire

« Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’en conjure par Dieu, ne me tourmente pas ! » (Il lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! ») Il lui demanda : « Quel est ton nom ? » Il répondit : « Mon nom est Légion, car nous sommes nombreux. » Marc 5:7–9

Pour la plupart des gens, une telle rencontre serait terrifiante. Cet homme, dont les paroles sont rapportées ci-dessus, était possédé par une multitude de démons. Il vivait sur les collines, parmi les nombreuses grottes qui bordaient la mer, et personne ne voulait s’approcher de lui. C’était un homme violent, qui criait jour et nuit, et tous les habitants de la ville le craignaient. Mais lorsque cet homme aperçut Jésus au loin, quelque chose d’extraordinaire se produisit. Au lieu que Jésus soit terrifié par cet homme, ce fut la multitude de démons qui le possédaient qui fut terrifiée par Jésus. Jésus ordonna alors aux nombreux démons de quitter l’homme et d’entrer plutôt dans un troupeau d’environ deux mille porcs. Aussitôt, les porcs dévalèrent la pente, se précipitèrent dans la mer et s’y noyèrent. L’homme qui avait été possédé retrouva son état normal : il était désormais vêtu et avait toute sa raison. Tous ceux qui le voyaient étaient stupéfaits.

Il est clair que ce bref résumé du récit ne rend pas pleinement compte de la terreur, des traumatismes, de la confusion, de la souffrance et de tout ce que cet homme avait enduré durant ses années de possession diabolique. Il ne rend pas non plus pleinement compte de la grande souffrance de sa famille et de ses amis, ni du trouble que sa possession avait causé parmi les habitants de la ville. Ainsi, pour mieux comprendre ce récit, il est utile de comparer ce que toutes les personnes concernées ont vécu avant et après. Il était très difficile pour chacun de comprendre comment cet homme avait pu passer de la possession et de la démence au calme et à la raison. C’est pourquoi Jésus lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. » Imaginez le mélange de joie, de confusion et d’incrédulité qu’a dû éprouver sa famille.

Si Jésus a pu transformer la vie de cet homme entièrement possédé par une Légion de démons, alors personne n’est jamais sans espérance. Trop souvent, surtout au sein de nos familles et parmi nos amis de longue date, nous considérons certaines personnes comme irrécupérables. Certaines se sont tellement égarées que leur situation semble sans espoir. Mais ce récit nous enseigne une chose : l’espérance n’est jamais perdue pour personne, pas même pour ceux qui sont entièrement possédés par une multitude de démons.

Pensez aujourd’hui à une personne de votre entourage pour laquelle vous avez perdu tout espoir. Peut-être vous a-t-elle blessé à maintes reprises. Ou peut-être a-t-elle choisi de vivre dans le péché grave. Regardez cette personne à la lumière de cet Évangile et sachez qu’il y a toujours de l’espérance. Soyez disposé à laisser Dieu agir à travers vous de manière profonde et puissante, afin que même la personne de votre connaissance qui semble la plus irrécupérable puisse recevoir l’espérance par votre intermédiaire.

Mon Seigneur tout-puissant, je T’offre aujourd’hui la personne qui me vient à l’esprit et qui a le plus besoin de Ta grâce rédemptrice. Que je ne perde jamais l’espérance que Tu puisses transformer sa vie, pardonner ses péchés et la ramener à Toi. Fais de moi, Seigneur bien-aimé, un instrument de Ta miséricorde, afin qu’elle parvienne à Te connaître et qu’elle fasse l’expérience de la liberté que Tu désires si profondément lui accorder. Jésus, j’ai confiance en Toi.


La peur transformée par la foi

Mardi de la quatrième semaine du Temps ordinaire

Alors qu’il parlait encore, des gens arrivèrent de la maison du chef de la synagogue et dirent : « Ta fille est morte ; pourquoi déranger encore le Maître ? » Sans tenir compte du message qui venait d’être rapporté, Jésus dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas ; aie seulement la foi. » Marc 5:35–36

Cette courte phrase mérite d’être méditée chaque jour : « Ne crains pas ; crois seulement. » Ces paroles peuvent s’appliquer à bien des situations que nous traversons au cours de notre vie. C’est un commandement d’amour de notre Seigneur, un commandement que nous avons tous besoin d’entendre, surtout lorsque les épreuves surviennent.

Tout d’abord, il faut souligner la gravité de cette situation, dans laquelle une émotion intense et la tentation de céder à la peur seraient compréhensibles. Le père de ce récit avait une jeune fille qui était sur le point de mourir, et il vint supplier Jésus de la guérir. Jésus accepta. Mais, alors qu’ils étaient en chemin, Jésus et le père reçurent la nouvelle déchirante que la jeune fille venait de mourir. Comme tout parent peut le comprendre, cette nouvelle dut être incroyablement difficile à entendre. Commencez donc par essayer de comprendre la douleur que ce père éprouvait. Essayez tout particulièrement de comprendre sa douleur au moment où il apprit cette nouvelle accablante.

En méditant sur sa douleur, essayez aussi de méditer sur le cœur, les pensées, les émotions et les paroles de Jésus. Jésus n’avait aucune crainte. Il savait que tout cela se terminerait très bien. Mais parce qu’Il éprouvait aussi une profonde compassion et un grand amour pour ce père affligé, Jésus se tourna vers lui pour lui donner l’espérance. Au cœur d’une expérience de vie très difficile et douloureuse, il est difficile de trouver l’espérance. Face à la douleur, la tentation de céder au désespoir est grande. Le désespoir est une perte totale de l’espérance. Il nous éloigne de Dieu et nous dépouille de la foi. Mais il est toujours possible d’éviter le désespoir si nous suivons le commandement d’amour de Jésus : « Ne crains pas ; crois seulement. »

Qu’est-ce qui vous pousse à céder à la peur dans votre vie ? Qu’est-ce qui vous pousse à perdre l’espérance ? Peut-être êtes-vous éprouvé par la mort d’un être cher et trouvez-vous cela très difficile. Peut-être votre peine vient-elle de petites choses et reste-t-elle légère pour le moment. La vérité est que nous connaîtrons tous, chaque jour, de petites tentations de perdre l’espérance. Et la plupart d’entre nous connaîtront aussi de fortes tentations à un moment ou à un autre. Pour ces raisons, nous devons tous écouter sans cesse les paroles de Jésus et nous efforcer de dissiper toute crainte dans notre vie, tout en demandant à Dieu de nous accorder le don de l’espérance qui naît d’une foi inébranlable en Son dessein pour notre vie.

Réfléchissez aujourd’hui aux combats que vous menez contre le désespoir, la peur ou l’anxiété dans votre vie. Ce faisant, sachez que tout est possible lorsque vous vous tournez vers Dieu avec foi. La foi ne supprime pas nécessairement les épreuves de la vie ; elle fait quelque chose de meilleur encore. Elle transforme les épreuves pour que vous puissiez les traverser avec grâce, joie et espérance surnaturelle. Lorsque cela se produit, tout, dans la vie, peut être utilisé par Dieu pour notre bien. Il nous suffit de rejeter continuellement la peur et de « croire seulement ».

Mon Seigneur compatissant, Tu as consolé ce père affligé et déposé en lui les dons de la foi et de l’espérance. Je T’en prie, adresse-moi aussi ton commandement d’amour, en m’appelant à mettre ma confiance en Toi, quelles que soient les difficultés que je rencontre dans la vie. Puissé-je toujours avoir foi en Toi et ne jamais sombrer dans le désespoir ou la peur. Jésus, j’ai confiance en Toi.


Le Christ tout autour de nous

Mercredi de la quatrième semaine du Temps ordinaire

« N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de Joseph, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici avec nous ? » Et ils étaient scandalisés à son sujet. Marc 6, 3

Après avoir parcouru la région en accomplissant des miracles, en enseignant les foules et en attirant de nombreuses personnes à Sa suite, Jésus retourna à Nazareth, où Il avait grandi. Peut-être Ses disciples étaient-ils enthousiastes à l’idée de revenir avec Jésus dans Sa ville d’origine, pensant que Ses concitoyens seraient comblés de joie de Le revoir après tous les récits de Ses miracles et de Son enseignement plein d’autorité. Mais les disciples allaient bientôt avoir une grande surprise.

À son arrivée à Nazareth, Jésus entra dans la synagogue pour enseigner, et il enseignait avec une autorité et une sagesse qui déconcertaient les habitants. Ils se disaient entre eux : « D’où lui vient tout cela ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée ? » Ils étaient perplexes parce qu’ils connaissaient Jésus. C’était le charpentier du village qui avait travaillé pendant des années avec son père, lui-même charpentier. Il était le fils de Marie, et ils connaissaient par leur nom les autres membres de sa famille.

La principale difficulté des habitants de la ville de Jésus était qu’ils Le connaissaient bien. Ils Le connaissaient. Ils savaient où Il habitait. Ils L’avaient connu pendant qu’Il grandissait. Ils connaissaient Sa famille. Ils savaient tout de Lui. Aussi se demandaient-ils comment Jésus pouvait avoir quoi que ce soit d’exceptionnel. Comment pouvait-Il maintenant enseigner avec autorité ? Comment pouvait-Il maintenant accomplir des miracles ? Les habitants étaient donc étonnés, et ils laissèrent cet étonnement se transformer en doute, en jugement et en critique.

Nous sommes tous confrontés à cette même tentation, plus souvent que nous ne le pensons. Il est souvent plus facile d’admirer de loin un inconnu qu’une personne que nous connaissons bien. Lorsque nous entendons parler pour la première fois de quelqu’un qui fait quelque chose d’admirable, il est facile de partager cette admiration. Mais lorsque nous apprenons une bonne nouvelle au sujet d’une personne que nous connaissons bien, nous pouvons facilement être tentés par la jalousie ou l’envie, et nous montrer sceptiques, voire critiques. Pourtant, chaque saint a une famille. Et dans chaque famille, il peut y avoir des frères et sœurs, des cousins et d’autres proches par lesquels Dieu accomplira de grandes choses. Cela ne devrait pas nous surprendre, mais nous inspirer ! Et nous devrions nous réjouir lorsque notre bon Dieu agit avec puissance par ceux qui nous sont proches et que nous connaissons bien.

Réfléchissez aujourd’hui aux personnes que vous connaissez bien, en particulier à votre propre famille. Examinez si vous avez du mal à voir au-delà des apparences et à accepter que Dieu demeure en chacun. Nous devons sans cesse chercher à découvrir la présence de Dieu tout autour de nous, en particulier dans la vie de ceux que nous connaissons très bien.

Mon Seigneur toujours présent, merci pour les innombrables façons dont Tu es présent dans la vie de tous ceux qui m’entourent. Donne-moi la grâce de Te voir et de T’aimer dans la vie de mes proches. À mesure que je découvre Ta glorieuse présence dans leur vie, remplis-moi d’une profonde gratitude et aide-moi à reconnaître Ton amour qui se manifeste à travers leur vie. Jésus, j’ai confiance en Toi.


S’appuyer sur la divine Providence

Jeudi de la quatrième semaine du Temps ordinaire

Jésus appela les Douze et commença à les envoyer deux par deux, en leur donnant autorité sur les esprits impurs. Il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, si ce n’est un bâton : ni nourriture, ni sac, ni argent à leur ceinture. Marc 6, 7–8

Pourquoi Jésus demandait-il aux Douze de partir prêcher avec autorité, mais de ne rien emporter pour la route ? La plupart des gens qui partent en voyage se préparent à l’avance et veillent à emporter ce dont ils ont besoin. La consigne de Jésus n’était pas tant une leçon sur la nécessité de compter sur les autres pour leurs besoins essentiels qu’une leçon de confiance en la divine Providence dans l’exercice de leur ministère.

Le monde matériel est bon en lui-même. Toute la création est bonne. Il n’y a donc rien de mal à posséder des biens et à les utiliser pour notre bien et celui des personnes qui nous sont confiées. Mais il y a des moments où Dieu veut que nous comptions davantage sur lui que sur nous-mêmes. Le récit ci-dessus présente l’une de ces situations.

En demandant aux Douze de partir en mission sans emporter le nécessaire pour vivre, Jésus les aidait à avoir confiance non seulement en sa Providence pour ces besoins essentiels, mais aussi en son soutien spirituel dans leur mission de prédication, d’enseignement et de guérison. Ils avaient reçu une grande autorité et une grande responsabilité spirituelles et, pour cette raison, devaient s’appuyer sur la Providence de Dieu bien davantage que les autres. Ainsi, Jésus les exhorte à lui faire confiance pour leurs besoins essentiels afin qu’ils soient également disposés à lui faire confiance dans cette nouvelle mission spirituelle.

Il en va de même dans notre vie. Lorsque Dieu nous confie la mission de partager l’Évangile avec une autre personne, il le fait souvent d’une manière qui exige de notre part une grande confiance. Il nous enverra, pour ainsi dire, « les mains vides », afin que nous apprenions à nous appuyer sur sa douce conduite. Partager l’Évangile avec une autre personne est un immense privilège, et nous devons comprendre que nous ne réussirons que si nous nous appuyons de tout cœur sur la Providence de Dieu.

Réfléchissez aujourd’hui aux personnes vers lesquelles vous sentez que Dieu vous appelle à aller pour leur annoncer l’Évangile. Comment vous y prendre ? La réponse est toute simple. Vous ne pouvez le faire qu’en vous appuyant sur la providence de Dieu. Avancez dans la foi, écoutez sa voix qui vous guide à chaque pas, et sachez que seule sa providence permettra à l’Évangile d’être transmis efficacement.

Mon Seigneur digne de confiance, j’accueille Ton appel à partir et à partager Ton amour et Ta miséricorde avec les autres. Aide-moi à toujours m’appuyer sur Toi et sur Ta providence pour accomplir ma mission dans la vie. Sers-Toi de moi comme Tu le veux et aide-moi à faire confiance à Ta main qui me guide pour l’édification de Ton glorieux Royaume sur la terre. Jésus, j’ai confiance en Toi.


« Perplexe » devant la Vérité

Vendredi de la quatrième semaine du Temps ordinaire

Hérode craignait Jean, sachant que c’était un homme juste et saint, et le gardait en détention. Quand il l’entendait parler, il était très perplexe ; pourtant, il aimait l’écouter. Marc 6:20

Idéalement, lorsque l’Évangile est prêché et accueilli par quelqu’un, il remplit cette personne de joie, de consolation et du désir de changer. L’Évangile transforme ceux qui l’écoutent vraiment et y répondent avec générosité. Mais qu’en est-il de ceux qui n’y répondent pas avec générosité ? Quel effet l’Évangile a-t-il sur eux ? L’Évangile d’aujourd’hui nous donne la réponse.

Le passage ci-dessus est tiré du récit de la décapitation de saint Jean-Baptiste. Les personnages qui agissent mal dans ce récit sont Hérode, sa femme illégitime Hérodiade et la fille d’Hérodiade (traditionnellement appelée Salomé). Jean avait été emprisonné par Hérode parce qu’il lui avait dit : « Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère. » Mais le plus intéressant dans ce récit, c’est que, même lorsque Jean était en prison, Hérode l’écoutait prêcher. Pourtant, au lieu de conduire Hérode à la conversion, la prédication de Jean le laissait « perplexe ».

La perplexité n’était pas la seule réaction à la prédication de Jean. Hérodiade, elle, réagissait par la haine. La condamnation par Jean de son « mariage » avec Hérode semblait l’avoir blessée au plus profond du cœur, et c’est elle qui a ensuite orchestré la décapitation de Jean.

Cet Évangile nous enseigne donc qu’il existe deux autres réactions courantes à la Vérité du saint Évangile lorsqu’elle est prêchée. L’une est la haine, l’autre le trouble (la perplexité). Évidemment, la haine est bien pire que la simple perplexité. Mais ni l’une ni l’autre n’est la juste réaction aux paroles de Vérité.

Quelle est votre réaction lorsque l’Évangile est prêché dans son intégralité ? Certains aspects de l’Évangile vous mettent-ils mal à l’aise ? Y a-t-il des enseignements de notre Seigneur qui vous troublent ou suscitent votre colère ? Regardez d’abord au fond de votre cœur pour discerner si vous avez du mal à dépasser une réaction semblable à celle d’Hérode et d’Hérodiade. Puis considérez la manière dont le monde réagit à la Vérité de l’Évangile. Nous ne devrions nullement être surpris de trouver aujourd’hui bien des Hérode et des Hérodiade.

Réfléchissez aujourd’hui aux différentes manières dont vous voyez l’Évangile rejeté, à un degré ou à un autre. Si vous percevez ce rejet dans votre propre cœur, repentez-vous de toutes vos forces. Si vous le voyez ailleurs, ne laissez pas l’hostilité vous ébranler ni vous inquiéter. Gardez votre esprit et votre cœur tournés vers la Vérité et demeurez fermes, quelle que soit la réaction que vous rencontrez.

Mon Seigneur, maître de toute Vérité, Ta Parole, et elle seule, apporte la grâce et le salut. Je T’en prie, donne-moi la grâce dont j’ai besoin pour toujours écouter Ta Parole et y répondre généreusement, de tout mon cœur. Puissé-je me repentir lorsque Ta Parole me convainc de mon péché et revenir à Toi de tout cœur. Donne-moi le courage lorsque d’autres rejettent Ta Vérité, et la sagesse pour savoir comment partager cette Parole avec amour. Jésus, j’ai confiance en Toi.


Un ministère inattendu

Samedi de la quatrième semaine du Temps ordinaire

« Venez à l’écart, seuls, dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » Marc 6:34

Les Douze venaient de rentrer après avoir parcouru la campagne pour prêcher l’Évangile. Ils étaient fatigués. Dans sa compassion, Jésus les invite à venir à l’écart avec lui pour se reposer un peu. Ils montent donc dans une barque pour gagner un endroit désert. Mais, en l’apprenant, les gens se hâtent à pied vers le lieu où se dirige leur barque. Ainsi, lorsque la barque arrive, une foule les attend.

Bien sûr, Jésus ne s’irrite pas. Il ne se laisse pas décourager par le désir ardent des gens d’être avec lui et les Douze. Au contraire, l’Évangile rapporte qu’en les voyant, Jésus « fut saisi de compassion » et se mit à leur enseigner beaucoup de choses.

Dans notre propre vie, après avoir bien servi les autres, il est compréhensible de désirer du repos. Même Jésus le désirait pour lui-même et ses Apôtres. Mais la seule chose à laquelle Jésus a permis d’« interrompre » son repos était le désir manifeste des gens d’être avec lui et d’être nourris par sa prédication. Nous avons beaucoup à apprendre de cet exemple de notre Seigneur.

Par exemple, il arrive souvent qu’un père ou une mère souhaite simplement rester seul un moment, mais que des préoccupations familiales viennent réclamer son attention. Les prêtres et les religieux peuvent eux aussi se trouver confrontés à des obligations imprévues liées à leur ministère, qui semblent, de prime abord, contrarier leurs projets. Il en va de même dans toute vocation ou situation de vie. Nous pouvons penser avoir besoin d’une chose, puis le devoir nous appelle et nous découvrons que l’on a besoin de nous autrement.

L’une des clés pour participer à la mission apostolique du Christ, que ce soit auprès de notre famille, de l’Église, de nos communautés ou de nos amis, est d’être prêts et disposés à donner généreusement de notre temps et de nos forces. Il est vrai que la prudence nous dictera parfois de nous reposer, mais, à d’autres moments, l’appel de la charité primera sur ce que nous percevons comme un besoin légitime de repos et de détente. Et lorsque la vraie charité est exigée de nous, nous constaterons toujours que notre Seigneur nous donne la grâce nécessaire pour offrir généreusement notre temps. C’est souvent dans ces moments-là que notre Seigneur choisit de se servir de nous d’une manière qui transforme véritablement la vie des autres.

Réfléchissez aujourd’hui aux besoins réels de ceux qui vous entourent. Y a-t-il des personnes à qui votre temps et votre attention feraient beaucoup de bien aujourd’hui ? Certains besoins des autres vous demanderont-ils de modifier vos projets et de donner de vous-même d’une manière qui vous coûte ? N’hésitez pas à vous donner généreusement aux autres. En effet, cette forme de charité ne transforme pas seulement ceux que nous servons ; elle est aussi souvent l’une des activités les plus reposantes et les plus régénérantes que nous puissions accomplir pour nous-mêmes.

Mon généreux Seigneur, Tu as fait don de Toi-même sans réserve. Les gens venaient à Toi avec leurs besoins, et Tu n’hésitais pas à les servir par amour. Donne-moi un cœur qui imite Ta générosité et aide-moi à toujours dire « oui » à l’œuvre de charité à laquelle je suis appelé. Que j’apprenne à trouver une grande joie dans le service des autres, surtout dans les circonstances imprévues et inattendues de la vie. Jésus, j’ai confiance en Toi.

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